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Sun November 14, 2004 12:50 PM CET
MARSEILLE (Reuters) - Jacques Chirac a déclaré qu’il était hors de question de retirer les troupes françaises qui exercent un mandat international en Côte d’Ivoire avec le soutien unanime de l’Afrique.
Le chef de l’Etat a critiqué le "régime contestable" du président Laurent Gbagbo, affirmant qu’il ne laisserait pas se développer dans cet ancien "pays modèle" un système conduisant à "l’anarchie" ou au "fascisme".
"Nous ne l’aurons pas (ce mouvement d’humeur) dans la mesure où nous avons un mandat international appuyé par la totalité des Africains", a-t-il déclaré lors d’un débat sur les "nouvelles frontières" avec des jeunes à Marseille.
"Nous ne voulons pas laisser se développer un système qui ne pourrait conduire qu’à l’anarchie ou à un régime de nature fasciste", a-t-il ajouté.
Jacques Chirac a rejeté les accusations de "guerre coloniale" lancées la semaine dernière par des partisans du président ivoirien lors de manifestations anti-françaises.
"Je n’ai entendu ça que de la part d’une minorité agissante d’un régime contestable, car, si vous écoutez l’ensemble de l’Afrique, vous n’avez pas du tout ce sentiment", a-t-il assuré.
Le président français a dénoncé "l’ambiance désastreuse" qui règne en Côte d’Ivoire, pays autrefois considéré comme un modèle et où s’est créé "un système d’affrontements, de tensions".
"Le Nord contre le Sud, les musulmans contre les chrétiens, et maintenant la chasse aux Blancs, aux étrangers, parce qu’il n’y a pas que les Blancs, il y a beaucoup d’Ivoiriens en ce moment qui partent", a-t-il dit. |