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Un avion rapatriant 132 personnes d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, s’est posé mardi soir sur l’aéroport franco-suisse de Bâle-Mulhouse, a constaté Reuters. Le biréacteur, un Boeing MD 90 de la compagnie Hello, affrété par la Suisse, s’est posé à 19H40 sur le tarmac. Les passagers, des Français et des Suisses pour la plupart, ont été immédiatement pris en charge par les équipes de la Croix-Rouge des deux pays qui leur ont fourni des couvertures de survie pour se protéger du froid. Quarante-deux personnes devraient être prises en charge par la Confédération helvétique et 90 par la France, selon la direction de l’aéroport. Il s’agissait du dernier vol rapatriant des étrangers de Côte d’Ivoire, a précisé Christophe Boyer, du Smur d’Amiens, qui a précisé que le Smur lui-même quittait le pays. "Tous les ressortissants qui ont voulu quitter la Côte d’Ivoire ont pu le faire", a-t-il dit. La situation en Côte d’Ivoire a conduit quelque 6.000 ressortissants français à quitter ce pays depuis une dizaine de jours. Par ailleurs, le ministre ivoirien de la Sécurité intérieure Martin Bléou a déclaré mardi que le gouvernement ivoirien n’a pas évoqué l’achat de nouveaux avions ou hélicoptères de combat pour remplacer ceux qu’ont détruits les forces françaises. "Nous n’en avons pas parlé. C’est lors d’un conseil des ministres que cela doit être évoqué. A part cela, le président pourrait prendre la décision, mais je ne dispose d’aucune information à ce sujet", a dit Bléou à Reuters. Le président Laurent Gbagbo s’est engagé à reconstituer les forces aériennes ivoiriennes après la destruction par l’armée française de deux avions Sukhoï-25 et de plusieurs hélicoptères de combat, ce mois-ci, en riposte à un bombardement dans lequel neuf soldats français ont trouvé la mort. De source militaire ivoirienne, on avait déclaré durant le week-end que les autorités avaient d’ores et déjà commandé trois nouveaux Sukhoï et trois hélicoptères Mi-24, et que deux de chaque étaient arrivés dans des pays voisins. Mais un responsable du ministère de la Défense insistait mardi sur le fait que le pays n’avait pas acquis de nouveaux appareils. "Nous n’en avons pas acheté. Il n’y a pas d’argent. Nous sommes à sec", a-t-il dit. Le Conseil de sécurité des Nations unies a décrété lundi soir un embargo sur les ventes d’armes à la Côte d’Ivoire, avec effet immédiat.
Reuters - Bâle - Mulhouse 16 - 11 - 2004 |