|
Le territoire national continue d’être un passage obligé pour les clandestins désirant rejoindre l’Europe. Bien qu’il existe une intrusion moyen-orientale, précisément syrienne, le flux de ces clandestins vient, pour la plus grande partie, des pays limitrophes de l’Algérie tels le Mali et le Niger. Les chiffres de l’année 2004, arrêtés en septembre par les services de la gendarmerie nationale en ce qui concerne les affaires relatives à l’immigration clandestine, au séjour irrégulier et également au défaut du permis de travail, font ressortir 85 affaires traitées dans le cadre de l’immigration clandestine, 17 autres relatives au séjour irrégulier et 1 affaire seulement en ce qui concerne le défaut du permis de travail. 500 arrestations ont été opérées dans le cadre de ces affaires. L’on note que sur les 500 personnes arrêtées figurent 36 syriens. Les 464 autres sont essentiellement de nationalité malienne avec 164 personnes arrêtées, viennent ensuite les Nigériens avec 129 personnes. Les ressortissants congolais occupent, quant à eux, la troisième place avec 29 arrestations. Le Sénégal et le Cameroun figurent en quatrième place suivis du Maroc, du Bénin, de la Tunisie et du Ghana avec respectivement 18, 13, 10 et 9 arrestations. Des ressortissants des pays de l’Afrique de l’Ouest figurent également dans le tableau relatif à l’immigration clandestine, le Libéria et la Côte d’Ivoire occupent le milieu du classement avec une dizaine d’arrestations. Des Zambiens, Soudanais, Ougandais, Togolais, Gambiens, Libyens, Nigérians sont également à signaler parmi les personnes arrêtées dans ce cadre. Les wilayas qui connaissent le plus grand flux de ces clandestins, restent celles de Tamanrasset et d’Illizi qui totalisent, à elles seules, 251 arrestations, suivies des wilayas de Ghardaïa et de Ouargla avec 90 et 53 personnes arrêtées. Quant aux wilayas du nord du pays, c’est Oran qui détient le record en ce troisième trimestre avec 25 arrestations. Les autres wilayas de l’ouest, les plus touchées par ce fléau, sont Tlemcen, Aïn Defla, Aïn Témouchent, Saïda, Sidi Bel-Abbes, Mascara et Mostaganem qui occupent le milieu du tableau avec respectivement 11, 11, 9, 8, 3, 3, et 1. Béchar, Naâma et El Bayadh, au sud ouest, totalisent 9 arrestations, tandis qu’à l’est et au centre du pays, le rapport fait état de seulement 10 arrestations. On indique, par ailleurs, que parmi les ressortissants qui ont fait l’objet d’arrestations par les services de sécurité figurent 18 femmes. Quant aux suites judiciaires, la gendarmerie nationale précise que parmi les 500 personnes arrêtées, 76 ont été écrouées, 34 ont bénéficié de la liberté provisoire tandis que 390 autres ont été refoulées.
S. E. K. Le Quotidien d’Oran 16 - 10 - 2004 |