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Trois personnes au moins ont trouvé la mort lundi dans un attentat suicide commis par un Palestinien sur l’un des principaux marchés en plein air de Tel Aviv. L’attentat, survenu en l’absence pour raison de santé du président palestinien Yasser Arafat, a été revendiqué par les radicaux du Front Populaire de Libération de la Palestine. "Un kamikaze s’est fait exploser à proximité de badauds", a déclaré à la presse David Tzur, chef de la police municipale, sur les lieux de l’attentat. L’explosion, qui a eu lieu sur le marché Carmel au centre de Tel Aviv, a en outre fait une trentaine de blessés, a-t-il ajouté. Selon des sources proches du FPLP, le kamikaze, également tué dans l’explosion, était originaire du camp de réfugiés d’Askar, proche de la ville de Naplouse (Cisjordanie). "C’était une forte explosion, avec de la fumée noire", a raconté Shaul Shrem, l’un des marchands. L’attentat survient trois jours après l’évacuation d’urgence de Yasser Arafat vers l’hôpital militaire Percy de Clamart, dans la région parisienne. Il coïncide en outre avec l’ouverture du débat à la Knesset sur le projet de loi d’indemnisation des colons évacués de la bande de Gaza dans le cadre du plan de retrait que le Premier ministre israélien Ariel Sharon entend mener à bien avant la fin 2005.
Koreï condamne
Le Premier ministre palestinien, Ahmed Koreï, a condamné l’attentat. "Nous le condamnons et le rejetons. De tels attentats ne servent pas notre cause dans une situation si difficile", a-t-il déclaré, faisant explicitement référence à l’absence de Yasser Arafat, hospitalisé en France. "Nous appelons toutes les factions à cesser de viser des civils", a-t-il ajouté. Le ministre palestinien chargé des Négociations, Saëb Erekat, a déclaré que l’Autorité palestinienne "condamnait cet attentat, comme elle a toujours condamné les attentats qui visent des civils". La dernière opération du genre remontait au 22 septembre. Une kamikaze palestinienne avait alors causé la mort de deux douaniers israéliens à un carrefour du centre de Jérusalem. "Je ne sais pas s’il y aura une réponse spécifique à cet attentat", a déclaré le ministre israélien de la Défense, le général Shaul Mofaz. "Mais de manière générale, la lutte contre le terrorisme continue." Mushir al-Masri, porte-parole du Hamas à Gaza, a dit que l’explosion était "un message envoyé par le peuple palestinien à l’ennemi sioniste pour lui rappeler que les Israéliens ne seront jamais en sécurité tant que le peuple palestinien ne sera pas lui-même en sécurité."
Jonathan Saul - Jérusalem Reuters - 01 - 11 - 2004 |