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Après un démarrage plutôt lent par rapport à la Tunisie et au Maroc voisins, la frénésie du téléphone portable a gagné l’Algérie qui compte actuellement quelque 3,5 millions d’utilisateurs. Signe distinctif il y a à peine cinq ans d’une classe sociale privilégiée, le "portable" a même réussi à détrôner le téléphone fixe qui culmine à trois millions de lignes dans un pays de 32 millions d’habitants. Avec trois opérateurs en concurrence sur le marché, l’historique public "Mobilis", et les deux privés "Djezzy" et "Nedjma", le marché algérien est en pleine croissance avec un potentiel de dix millions d’utilisateurs d’ici 2008, selon le fabricant suédois Ericsson. Trois ans seulement après l’ouverture du marché de la téléphonie mobile à la concurrence, l’Algérie a atteint, début novembre 2004, le nombre de 3.463.000 utilisateurs au GSM, selon le ministre algérien de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Amar Tou. "Djezzy", "Mobilis" et "Nedjma", qui se livrent une guerre commerciale sans merci, ont atteint respectivement 78,5%, 18,5% et 3% du marché. Des chiffres qui dépassent les prévisions du ministre et de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) qui tablaient sur trois millions d’utilisateurs fin 2004. Comme dans les autres pays du Maghreb, ce sont, surtout, les cartes prépayées qui ont permis de démocratiser le portable en Algérie en raflant 90% du marché. L’opérateur privé Djezzy a été le premier à lancer en août 2002 la carte prépayée qui donne une liberté totale : pas de facture, pas d’abonnement.
Associated Press Alger - 09 - 11 - 2004 |