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Le Comité international Pour la Libération de Mohamed Abbou informe l’opinion publique nationale et internationale que Maître Abbou a décidé de mettre fin à sa grève de la faim.
Il a annoncé cette décision à sa femme qui est allée lui rendre visite hier à la prison du Kef. L’avocat kidnappé et illégalement emprisonné depuis le premier mars dernier, a pris cette décision après que ses avocats lui aient recommandé de le faire. Mohamed Abbou a par ailleurs confirmé à son épouse et son avocate Leila Ben Mahmoud que la revendication principale de sa grève de la faim était d’améliorer la situation de ses co-détenus et de leur permettre l’accès au soin.
Admiré à l’extérieur de la prison, Mohamed Abbou l’est aussi à l’intérieur. Ses co-détenus et ses geôliers lui vouent respect et admiration.
Toutefois, les autorités carcérales continuent de le priver de ses correspondances. Toutes les lettres, qu’il doit recevoir de sa femme ou qu’il lui envoie, ne parviennent jamais à leur destination.
Il est inadmissible que le régime tunisien continue ses basses besognes à l’encontre de Mohamed Abbou en le privant lui et sa famille des seuls droits qui lui restent : maintenir des liens avec sa famille.
Le Comité international pour la Libération de Mohamed Abbou dénonce ses pratiques d’un autre temps, il condamne par ailleurs fermement la répression policière de la délégation qui a voulu rendre une visite de sympathie et de solidarité à la famille de l’autre avocat illégalement emprisonné : Faouzi Ben Mrad.
Le Comité International pour la Libération de Mohamed Abbou réclame la libération immédiate et inconditionnelle des deux avocats et la fin du harcèlement de Maître Sonia Ben Amor, et au-delà, l’arrêt de la campagne de dénigrement qui vise à discréditer les avocats libres.
Paris, le 13 mai 2004
Imad Daïmi, Vincent Geisser, Chokri Hamrouni
Comité international Pour la Libération de Mohamed Abbou |