|
Le Comité International pour la Libération de Mohamed Abbou continue sa campagne pour la libération de l’avocat kidnappé et arbitrairement emprisonné depuis le premier mars dernier, mais également de son collègue Faouzi Ben Mrad condamné pour avoir rempli comme il se doit son devoir d’avocat.
Un représentant du Comité a été reçu aujourd’hui par Monsieur Pascal Drouhaud, Directeur des Relations Internationales et des Affaires Européennes au sein de l’UMP (Union pour un Mouvement Populaire), parti du Président français Jacques Chirac et au pouvoir depuis le printemps 2002.
Mr Drouhaud, ancien journaliste et homme influent, qui connaît bien la Tunisie pour avoir conduit une délégation de son parti au Congrès de « l’ambition » du RCD en 2003, s’est longuement entretenu avec le représentant du Comité qui lui a rappelé que l’UMP devrait être l’ami de la Tunisie et non d’un régime qui prive son peuple de ses droits à la liberté et à la démocratie. Il était question notamment dans cet entretien de l’affaire Mohamed Abbou depuis son kidnapping, mais aussi de l’emprisonnement de Faouzi Ben Mrad et des inquiétudes quant aux menaces qui pèsent sur l’avocate Sonia ben Amor.
Mais il était question aussi de la grave détérioration de la situation des libertés et des droits de l’Homme et de la campagne de répression à l’encontre des représentants de la société civile tunisienne et en particulier des avocats et des journalistes. Un dossier complet sur l’affaire Abbou et les évènements récents a été remis au responsable français.
En dépit de l’emploi du temps chargé de son parti à cause de la campagne du référendum sur la Constitution européenne, Pascal Drouhaud a promis de faire suivre le dossier notamment auprès du Groupe d’amitié France Tunisie et de l’Instance en charge de la francophonie. Un autre rendez-vous est prévu juste après le référendum du 29 mai.
Le représentant du Comité International pour la Libération de Mohamed Abbou a eu l’occasion de parler (en le croisant dans les couloirs) au président du parti Nicolas Sarkozy sur la situation en Tunisie et notamment de la répression des avocats tunisiens. Ce dernier lui a promis de s’occuper personnellement du dossier.
Par ailleurs, Vincent Geisser n’a pas manqué de mentionner l’affaire Abbou et la répression des avocats à l’occasion de l’entretien qu’il a accordé à RFI au sujet des élections municipales de ce dimanche.
Le Comité continuera sa campagne auprès des responsables français. Il sera reçu ce jeudi par le PS (parti socialiste).
Paris, le 09 mai 2005
Imad Daïmi, Vincent Geisser, Chokri Hamrouni
Comité International pour la Libération de Mohamed Abbou |