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AISPP
Communiqué
Tunis, le 22 septembre 2004
La police politique continue de persécuter la famille de l’ex-prisonnier politique Abdelaziz Naouar
L’AISPP a appris que l’ex-prisonnière politique Khadija, fille de Mahmoud Belgacem Kharraz, épouse de l’ex-prisonnier politique Abdelaziz Naouar, est en butte à la traque et aux persécutions des agents de la police politique : ils l’ont emmenée pour une enquête dans les locaux du district de Gorjani, de la Sûreté de l’Etat et des renseignements. De surcroît, ils investissent son domicile de Kabbaria jour et nuit pour la terroriser, elle et son fils Dhia, âgé de six ans.
Pour rappel, Khadija Kharraz a écopé d’une année d’emprisonnement en vertu d’un jugement rendu par le tribunal de première instance de Tunis la condamnant pour appartenance à une association non autorisée (affaire n°594/34355). Elle a été libérée le 16/7/1995. Son mari avait lui-même été emprisonné pendant des années pour les mêmes motifs. Il a quitté le pays en octobre 2003 avec ses fils Abderrahmane et Aroua en raison des persécutions le visant depuis sa sortie de prison. Depuis son départ, son épouse a vu s’intensifier le harcèlement dont elle-même et son fils font l’objet.
L’AISPP exprime sa préoccupation face à la permanence des persécutions visant les ex-prisonniers politiques et leurs familles.
Elle exige que soit mis un terme à cette tragédie, que l’Etat respecte les lois et mette fin à la politique du châtiment collectif.
(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version originale, LT) |