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 Le chef du Département politique (Affaires étrangères) de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Farouk Kaddoumi, a appelé mercredi à une réunion du comité exécutif palestinien en dehors des territoires palestiniens, dans un communiqué publié à Tunis. "Il est temps pour le comité exécutif de l’OLP (CEOLP) de se réunir en dehors des territoires occupés pour délibérer dans le secret et sans la pression morale créée par les événements en cours", indique-t-il en référence à la mise en place d’une direction alternative à celle de Yasser Arafat. Yasser Arafat lutte contre la mort dans un hôpital militaire français, alors que les Palestiniens mettent en place un commandement alternatif et préparent ses obsèques, dans l’attente de l’annonce de sa mort. "Le temps est venu pour tous les membres du CEOLP de se regrouper et de prendre des décisions dans la sérénité et la confiance", ajoute M. Kaddoumi, plus ancien compagnon d’Arafat, dont le siège permanent est à Tunis. Selon lui, "une réunion du CEOLP hors des territoires palestiniens regrouperait l’ensemble des factions de la résistance palestinienne et permettrait de préserver l’unité ses rangs sous un commandement unifié". Farouk Kaddoumi est hostile aux accords israélo-palestiniens sur l’autonomie de 1993 et ne s’est jamais rendu dans les territoires palestiniens. Théoriquement numéro 2 du Fatah, le mouvement du leader palestinien, il devrait succéder à M. Yasser Arafat à la tête de ce mouvement, affirme-t-on dans son entourage à Tunis. "Abou Lotf (nom de guerre de M. Kaddoumi) n’entend pas renoncer à ses responsabilités", a affirmé à l’AFP, un de ses collaborateurs à Tunis. Le chef du département politique de l’OLP, Farouk Kaddoumi est l’un des seuls dirigeants palestiniens à avoir pu se rendre au chevet de M. Arafat. A son départ, il y a semaine pour Paris, il avait déclaré que le leader palestinien séjournerait en convalescence en Tunisie à la fin du traitement médical en France. Tunis a accueilli le leader palestinien et le siège de l’OLP, entre 1982 et 1994. Son épouse, Souha et sa fille résident entre Paris et Tunis depuis le déclenchement de la seconde intifada en septembre 2000.
Agence France-Presse Tunis - 10 - 11 - 2004 |