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[04 octobre 2005]
TUNISIE. A six semaines de l’ouverture à Tunis du sommet mondial sur la société de l’information, les protestations de la communauté internationale contre l’interdiction faite à la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) de tenir son congrès semblent laisser les autorités de marbre. Vendredi, l’Union européenne, les Etats-unis et une dizaine de pays occidentaux ont adressé une mise en garde à la Tunisie en exigeant qu’elle « garantisse la libre participation des organisations non gouverne- mentales » à ce sommet.
De passage le lendemain à Tunis, le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a lui aussi émis le souhait « que la situation de la Ligue (LTDH) se normalise » et qu’elle puisse « continuer à apporter sa contribution à la promotion des droits de l’homme et des libertés publiques ».
Dimanche, pour toute réponse, les militants de la LTDH qui se rendaient à des réunions dans leurs sections respectives ont été accueillis par un impressionnant dispositif policier qui leur a interdit l’accès à leurs locaux. Plusieurs dirigeants ont été agressés ou interpellés. Les militants de la LTDH, des syndicalistes et des opposants ont décidé de créer des comités de défense de la société civile. |