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(www.infotunisie.com)
La déclaration faite le 13 septembre 2005 par la présidence de l’Union européenne, au sujet de la situation de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme appelle, selon une source officielle à Tunis, les observations suivantes :
La Tunisie partage avec l’Union Européenne le même attachement au dialogue et à l’échange de vues, dans le cadre de l’accord d’Association, sur toutes les questions d’intérêt commun et concernant les divers domaines de coopération.
Aucune raison objective, cependant, ne justifie une quelconque « préoccupation » au sujet de la situation de la ligue tunisienne des droits de l’Homme. Les autorités ont toujours été attachées à la pérennité et aux principes fondateurs de la LTDH, considérant la Ligue comme un acquis national.
Les autorités publiques tunisiennes n’ont absolument rien à voir avec la situation de la Ligue, qui est confrontée à un conflit interne entre ses membres. Une partie des membres de la LTDH, accusant le comité directeur de violation flagrante de leurs droits, a saisi la justice, qui a décidé de suspendre momentanément le congrès de la Ligue initialement prévu début septembre, en attendant de réunir tous les éléments nécessaires pour trancher sur le fond du litige.
La Tunisie est un Etat de droit assurant, comme tel, l’indépendance de la justice et l’égalité de tous les citoyens devant la loi. Il s’ensuit que le pouvoir exécutif ne peut pas interférer dans le déroulement d’une procédure judiciaire en cours en vertu du principe de la séparation des pouvoirs.
Depuis 1987, la Tunisie a fait de la promotion et du respect des droits de l’Homme, et de l’édification de la démocratie et de l’Etat de droit, un choix stratégique et un engagement irréversible. Les associations y exercent librement leurs activités, dans le cadre de la loi et sans aucune interférence de la part des autorités. |