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Greenpeace a accusé lundi le gouvernement de Hong Kong de mentir sur la gravité de la pollution et affirmé que celle-ci dépassait de loin les normes sanitaires internationales. Selon l’organisation écologiste, les chiffres officiels sont trompeurs et une étude réalisée par Greenpeace indique que le niveau de pollution peut dans certaines zones atteindre trois fois le niveau accepté dans d’autres villes. "La qualité de l’air à Hong Kong a dépassé les niveaux internationaux de sureté de 200 pour cent au cours des neuf derniers jours", dit un communiqué de Greenpeace, à l’occasion de la remise au gouvernement d’une étude réalisée par les écologistes sur la situation. L’organisation accuse le gouvenement d’avoir fixé le seuil de pollution acceptable bien trop haut. Elle cite l’exemple du 27 octobre où la pollution aurait été deux ou trois fois supérieure au seuil de dangerosité de l’Union européenne mais où l’indice officiel de Hong Kong n’impliquait pas de mise en garde à la population. Greenpeace a fait remettre son rapport à des responsables de l’environnement par des militants portant des masques à gaz. La pollution à Hong Kong ne date pas d’hier mais elle a représenté un sujet de préoccupation au cours des derniers mois, en raison du smog qui a enveloppé le delta de la rivière des Perles, comprenant la province sur-industrialisée de Canton, de l’autre côté de la rivière chinoise. Selon un autre groupe écologiste, les Amis de la terre, 90% de la pollution de Hong Kong vient de Chine. Le phénomène est particulièrement marqué en automne quand l’absence de vent empêche que les nuages soient chassés au dessus de la mer. Greenpeace a estimé de son côté que l’essentiel du dioxyde de souffre, un des composants les plus dangereux, est produit par les centrales électriques de Hong Kong.
Agence France-Presse Hong Kong - 01 - 11 - 2004 |