De douaniers il y a pléthore, Du côté de la côte Nord, Mais les produits de contrebande, N’arrêtent pas leur sarabande.
Trafics de shit ou de haschisch Quoique risqués vous rendent riches. Drogues de tabac et d’alcool, Sont pour l’État un vrai pactole.
La ville est remplie de comptoirs, Mais le Code interdit de boire. Malgré des rues pleines de putes, La Loi sévit contre le rut.
En vertu de quelques vieux textes Ou sous le moindre des prétextes, On vous arrête au dépourvu, On vous tabasse en garde à vue.
Si avec un chouïa de fric, Vous ne graissez la patte aux flics Vous les simples sujets qu’on gruge, Vous devenez la proie des juges, | Qui vous expédient en prison, Souvent sans rime ni raison, Quand les nantis blousent le fisc, Sans encourir le moindre risque.
Combattant pour ses droits sans armes, La femme exprime ses alarmes, Mais la Charia, sans pitié, Ne la compte que pour moitié.
Osez donc prôner le non-culte, On vous agresse, on vous insulte, Pour la liberté de pensée, Vous pouvez toujours repasser.
Au bout des luttes intestines, Que vous vivrez, on vous destine, Libres penseurs non conformistes, Aux coutelas des islamistes.
Il n’y a pas de droits de l’Homme, Pour le peuple bête de somme, D’un royaume desperado, Qui a pour nom ... Eldorado. |