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La raison du plus fort est toujours la meilleure : Nous l’allons montrer tout à l’heure.

Saddam soignait ses intérêts, Imposant une ligne dure, Quand Bush survint soudain, las de leur joint-venture, Sa pulsion d’hégémonie l’attirait. « Qui te rend si hardi de troubler mes forages ? » Dit l’Américain plein de rage : Tu seras châtié de ta témérité. « Sir, répondit Saddam, Sir que votre âpreté Ne se mette pas en colère ; Mais plutôt qu’elle considère Que si je joue au grand tyran, C’est très courant Moitié du monde en dessous d’Elle. Et que par conséquent, même en jugeant au pire, Je ne puis troubler son empire. » « Tu le troubles », reprit l’Américain cruel, « Tu fis tort à mon père, il y a douze ans passés. « Comment l’aurais-je fait, lui qui m’a tabassé », Dit Saddam, « lors des batailles la Mère ? » « Si ce n’est toi, c’est donc tes frères. » « Je n’en ai point. » « Tes sosies j’ai surpris ! Puis vous ne m’épargnez guère, Vous, votre OPEP et vos prix, On me l’a dit (2) : il faut que tout je garde. » Là dessus, basé dans son PC, Bush fond sur l’Irak, le bombarde, Sans autre forme de procès.
Notes : 1) Barjot : Cinglé, cinoque, timbré. Verlan de jobard qui veut dire niais, crédule jusqu’à la bêtise. 2) Rice ou ses amis les pétroliers texans. |