|
Mes chers geôliers, mes chers tortionnaires,
À vous je m’adresse pour vous prévenir,
Que de l’endroit où vous me laissez pourrir,
Rien ne m’empêchera d’être libre comme l’air,
Vos chefs m’ont fait capturer,
Parce que je commençais à leur faire de l’ombre,
Vous m’avez jeté dans cette tombe,
Et m’avez réduit à y demeurer,
Ils vous diront de faire mal à mon corps,
Mais vous ne toucherez pas à mon âme,
Parce que je vous suis bien plus fort,
Et qu’insensible je reste à vos lames,
Un jour, eux aussi auront peur,
Parce que la Liberté les guette,
Et qu’une fois qu’aura sonné leur heure,
Le Peuple libre réclamera leurs têtes,
Parce qu’on ne peut pas assassiner la Liberté,
Parce qu’on ne peut pas assassiner le Soleil,
Parce que toujours finit par résonner la Vérité,
On a toutes les raisons de croire aux merveilles.
|