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Depuis le début du septième siècle jusqu’à présent, le monde arabe s’est caractérisé par une absence totale de liberté. La gérance de la société par l’islam et ses normes rétrogrades a contribué à la consolidation d’une culture arabe basée fondamentalement sur le respect de traditions archaïques qui ne laissent aucune place à l’émancipation individuelle, au libre choix du citoyen, à l’épanouissement des sentiments et à l’accès à la sexualité avant le mariage.
Même avant l’imposition de la religion musulmane, la vie de l’Arabe est règlée par les traditions tribales et familiales qui veillaient en premier à la domestication de l’individu. Tout est une question de pouvoir et de tout ce qu’il amène comme satisfaction. Le chef de la tribu exerce sa totale autorité sur le clan et le père d’une famille impose sa domination sur l’ensemble de ses protégés et tous les deux en tirent inconsciament une jouissance et une fierté qui seules expliquent le pourquoi de cette forme d’imposition sociétaire.
Les pouvoirs arabes actuels ont continué, de manières plus "modernes", il faut le signaler, d’appliquer à l’égard de leurs peuples les mêmes manières de domination, en domestiquant leurs affects, en contrôlant leur sexualité, en interdisant toute forme d’épanouissement sexuel en dehors du mariage et en dictant des lois qui punissent lourdement toute relation intime hors couple.
Résultat : une violence inouie règne à travers tous les pays arabes car le manque de satisfaction sexuelle et affective engendre forcément des répercussions corportementales et psychologiques catastrophiques. C’est ainsi qu’on explique la violence verbale, par exemple chez deux Tunisiens qui parlent de politique, mais d’une façon tellement violente, incontrôlée et véhémente qu’elle n’engendre point de solution satisfaisante. L’Arabe ne résonne pas, n’explique pas, n’analyse pas et ne pense pas dans le calme. Il sentimentalise, se laisse dominer par ses affects et perd ainsi les pédales pour finir par imposer son idée, légitimer ses normes et devenir intolérant envers les autres. C’est ce qu’on constate à longueur d’années sur Tunisnews, malheureusement.
Alors, avant de militer pour la liberté tout court, il est indispensable de revendiquer en premier lieu la liberté sexuelle, condition sine qua non pour toute émancipation humaine. Mais avec l’emprise des islamistes sur l’ensemble du monde arabe, même les intellectuels et opposants laïcs n’osent se permettre une pareille revendication. |