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Tunis le 24 Mai 2005
Les six internautes de Zarzis en détention à la suite du scandaleux procès auquel ils ont été confrontés continuent à subir, dans des conditions carcérales indignes, l’acharnement de l’administration pénitentiaire à leur égard. Leur état de santé, éprouvé par prés de deux années de détention, demeure préoccupant et leurs familles sont en butte à un harcèlement administratif et policier constant.
La dernière illustration de cette situation est celle de la perquisition illégale qui a été imposée à Mounira l’épouse de Ridha Bel Haj Brahim.
Dans l’après midi du samedi 21 Mai 2005 aux environs de 17h.30, cinq individus se sont, en effet, présentés à son domicile à Zarzis où elle vit seule avec ses enfants.
Intimidée par cette intrusion présentée comme étant une « perquisition de routine », Mounira n’a pu s’opposer à la fouille systématique de son domicile ponctuée de menaces concernant les risques encourus dans l’hypothèse où elle transmettrait ou recevrait d’éventuels messages provenant de la prison ou destinés à son mari.
Les enfants apeurés ont été bouleversés par la brutalité de cette violation illégale de son domicile dont l’objectif, à l’évidence, était de l’intimider et de l’humilier.
La mobilisation des familles des internautes de Zarzis convaincues de l’innocence de leurs enfants et du caractère inique du verdict qui leur a été infligé, s’est manifestée ces dernières semaines par la présence de plusieurs d’entre eux et notamment de - Mme Mounira Bel Haj Brahim -à des initiatives de solidarité organisées à Tunis par les comités national et régional ainsi que plusieurs associations et partis politiques.
La « descente » du samedi 21 Mai 2005 au domicile de Mme Mounira Bel Haj Brahim ,laquelle subvient dans les pires conditions aux besoins des enfants, vise ainsi a intimider les familles des internautes de Zarzis pour les contraindre à mettre un terme à leur mobilisation, qui a été constante durant la terrible épreuve à laquelle elles ont été confrontées et qui a constitué un stimulant pour le mouvement de solidarité national et international.
Le Comité National de Soutien des Jeunes Internautes de Zarzis ( CNSJZ), qui dénonce les pressions et les intimidations à l’égard des familles des détenus de Zarzis, exige qu’il soit mis un terme à ces agissements brutaux et illégaux.
Le Comité renouvelle son appel à la libération des six internautes de Zarzis encore détenus et réitère solennellement sa mise en garde contre leur maintien en détention à quelques mois de la tenue à Tunis de la deuxième phase du Sommet Mondial de la Société de l’Information.
Pour le Comité National de Soutien des Internautes de Zarzis
Balkis Mechri |