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Six mineurs, âgés de 14 à 17 ans, ont été interpellés mercredi et jeudi à Ajaccio (Corse-du-Sud) dans le cadre de l’enquête sur l’attentat qui a visé en début de semaine un foyer Sonacotra de travailleurs immigrés de la ville. Trois des jeunes Ajacciens étaient toujours entendus en fin d’après-midi au commissariat d’Ajaccio pour participation active à l’attentat. L’un d’eux a passé des aveux complets, expliquant que le groupe "voulait s’amuser pour faire comme les grands". Selon les enquêteurs, leurs agissements n’avait aucune connotation raciste. Les trois autres ont été présentés en fin d’après-midi à un juge du parquet d’Ajaccio. Totalement étrangers à l’attentat contre le foyer Sonacotra, ils ont été interpellés pour détention d’engins explosifs, a-t-on ajouté de même source. Ils ont expliqué aux policiers qu’ils fabriquaient des "mini-bombes" à partir d’acide chlorhydrique et d’aluminium. Au cours de perquisitions effectuées chez les suspects, les policiers du SRPJ d’Ajaccio ont découvert plusieurs engins explosifs. Une bouteille d’acide a été lancée lundi soir contre la façade du foyer Sonacotra de Mezzavia, au sud d’Ajaccio. L’attentat n’a pas fait de dégâts mais a choqué la centaine de résidents de ce foyer, devant lequel une charge explosive de cinq kilos avait été découverte le 24 décembre. Une cinquantaine d’attentats et d’actions à caractère xénophobe ont été dénombrés par les services de police cette année en Corse.
Reuters - Ajaccio 30 - 12 - 2004 |