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Sept personnes ont été interpellées à Paris lors d’une opération contre une "filière irakienne" de jeunes Français partis combattre au sein de la rébellion, a-t-on appris mardi de source proche du dossier. Ces interpellations ont été effectuées lundi dans plusieurs lieux du XIXe arrondissement de Paris, où des jeunes liés aux milieux islamistes radicaux semblent avoir leurs habitudes, a-t-on précisé de même source. "Ce coup de filet a permis de casser totalement cette filière. C’est une première dans ce secteur et c’est une opération importante", a-t-on souligné de source proche du ministre de l’Intérieur, Dominique de Villepin. "La lutte contre les milieux islamistes radicaux est l’une des priorités du ministre de l’Intérieur", a-t-on ajouté. Ces interpellations sont l’aboutissement d’une enquête de longue haleine. Une information judiciaire avait été ouverte en France après la mort, en Irak, de plusieurs jeunes Français enrôlés parmi les combattants de la "guerre sainte". En décembre dernier, le quotidien le Monde écrivait que les services français avaient identifié cinq Français mais que la filière française restait "marginale" alors qu’une quarantaine d’étrangers ont été recensés par les Américains sur les 2.000 combattants faits prisonniers à Falloudja. L’un des Français est en prison à Damas depuis le mois d’août, deux ont été tués en septembre et octobre et un autre, "émir Fawzi D.", commande un groupe d’une vingtaine de combattants, selon le quotidien. La famille de ce dernier, salafiste convaincu, résiderait dans l’ouest de la France. "Fawzi D." compterait parmi ses proches un boxeur anglais. Les deux Français tués, qui connaissaient l’homme emprisonné en Syrie, seraient originaires du XIXe arrondissement de Paris où les enquêteurs estiment être en présence d’une "poussée djihadiste de quartier". Le nombre des volontaires étrangers serait difficile à évaluer mais des services de renseignement avancent le chiffre de 1.000 et 2.000, venus de Jordanie, de Syrie, d’Arabie Saoudite, du Yémen ou du Koweït.
Reuters - Paris 25 - 01 - 2005
Terrorisme : trois Maghrébins acquittés en Italie
Le tribunal de Milan a acquitté lundi deux Tunisiens et un Marocain accusés d’avoir recruté des volontaires pour des attentats-suicides en Irak, selon l’un des avocats de la défense. Les deux premiers ont néanmoins été condamnés à trois ans de prison et le troisième à 22 mois, pour complicité d’immigration illégale et falsification de documents. Les Tunisiens Ali Ben Sassi Toumi et Bouyahia Maher ainsi que Mohamed Daki avaient été arrêtés en 2003, a précisé Me Sara Fardella, avocate d’Ali Ben Sassi Toumi. Le procès de deux autres hommes, Nourredine Drissi, marocain, et Kamel Hamraoui, tunisien, a été transféré à Brescia, dans le nord de l’Italie, car ils sont soupçonnés d’appartenir à une cellule terroriste installée dans la ville voisine de Crémone. Ils ont aussi été appréhendés en 2003. Selon Me Fardella, l’accusation avait requis jusqu’à dix ans de prison contre les accusés. Les autorités judiciaires milanaises n’ont pas fait de commentaires.
The Associated Press Milan - 24 - 01 - 2005
Trois nord-africains relaxés en Italie de l’accusation de soutien au terrorisme
Trois ressortissants nord-africains ont été condamnés lundi à des peines de un à trois ans de prison pour divers délits liés à l’immigration clandestine, mais ont été relaxés de l’accusation de soutien au terrorisme international, ont annoncé leurs défenseurs. Le juge Clementina Forleo du tribunal de Milan (nord) a condamné les Tunisiens Ali Ben Sassi Toumi et Bouyahia Maher à trois ans de prison pour soutien à l’immigration clandestine et vente de faux documents d’identité. Il a condamné un troisième prévenu, Mohamed Daki, originaire du Maroc, à une peine de 22 mois de réclusion pour les mêmes charges. Le magistrat a en revanche rejeté l’accusation de soutien au terrorisme international. Il a par ailleurs demandé le transfert du procès de deux autres prévenus, un Marocain, Nourredine Drissi, et un Tunisien, Kamel Hamraoui, devant le tribunal de Brescia (nord) car les deux hommes sont soupçonnés de faire partie d’une cellule terroriste basée dans la ville de Cremone, qui dépend judiciairement de ce tribunal. Les cinq hommes avaient été arrêtés en 2003 et étaient accusés de liens avec le terrorisme international, ce qui est considéré comme un délit en Italie. Le parquet de Milan avait requis des peines de 6 à 10 ans de prison. "Nous remercions la justice italienne, parce que nous ne sommes pas des terroristes. Allah est grand", a lancé Ali Ben Sassi Toumi après l’énoncé de la sentence. "La décision prise aujourd’hui honore l’Italie et démontre que nous vivons dans un pays libre où les sentences sont fondées sur des preuves et non sur des soupçons et des théorèmes", ont pour leur part déclaré ses défenseurs, Me Gabriele Leccisi et Sara Fardella.
Agence France Presse Rome - 24 - 01 - 2005 |