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 Les Tunisiens expatriés ont commencé à voter pour élire leur président parmi quatre candidats à la magistrature suprême, dont le président sortant Zine El Abidine Ben Ali, a-t-on annoncé dimanche à Tunis. Selon les dispositions du code élecoral, les Tunisiens ayant émigré pourront voter jusqu’au 23 octobre, uniquement pour le scrutin présidentiel, prévu en Tunisie en même temps que des législatives, le 24 octobre. Outre le président Ben Ali, au pouvoir depuis 1987 et qui semble assuré de sa réélection, trois personnalités de l’opposition parlementaire sont en lice : Mohamed Halouani du Ettajdid (ex-communiste) qui se présente en challenger critique du régime, Mohamed Bouchiha, du Parti de l’Unité populaire (PUP), et Mounir Beji, du Parti social libéral. M. Béji a séjourné en France durant la première semaine de la campagne électorale ouverte le 10 octobre en Tunisie, la France comptant plus de la moitié des quelque 400.000 Tunisiens légalement établis à l’étranger. Selon l’agence tunisienne TAP (officielle), les électeurs ont afflué dès samedi matin à l’ouverture des centres de vote dans des villes européennes comme Paris et Lyon (France), Dusseldorf et Bonn (Allemagne), Bruxelles et Rome. La télévision d’Etat tunisienne (TV-7) a montré de longues files de votants en Europe, et filmé l’opération dans les consulats ou chancelleries tunisiens au Caire, à Beyrouth, à Alger et même dans la bande de Gaza. "Des mesures ont été prises pour permettre aux Tunisiens résidant à l’étranger de s’acquitter de leur devoir électoral dans les meilleures conditions", a-t-on assuré de source officielle à Tunis. Les Tunisiens établis à l’étranger sont courtisés et encadrés par le régime du président Ben Ali. Ils bénéficient de nombreux avantages économiques et sociaux et le transfert de leurs avoirs constitue une importante source de devises.
Agence France-Presse Tunis - 17 - 10 - 2004 |