|
Moncef marzouki est revenu aujourd’hui en Tunisie après des activités intenses d’information et de dénonciation.
Il n’a pas été inquiété à l’aéroport bien que la surveillance était palpable à l’enceinte de Carthage.
Plus tard et dans le cadre des activités du Congrès Pour la République (CPR) et du Collectif pour le boycott actif des élections, il s’est rendu à Sfax en compagnie de Me Abdelwahab Matar.
A son arrivée une horde de policiers en civile avait déjà pris place devant la maison de Me Matar. Quelques minutes plus tard le quartier a été totalement bouclé et la circulation interdite dans les alentours.
Après la rupture du jeûne, le Président du CPR et Me Abdelwahab Matar accompagnés de l’épouse de ce dernier ont décidé quand même de poursuivre leur programme, quand surgit alors un nombre impressionnant de voitures banalisées avec à l’arrivée une filature digne des romans policiers.
Tout le long de leur trajet, les dirigeants du CPR sereins et à la limite reilleurs ( le ridicule d’un régime ayant peur de deux hommes et d’une femme) n’ont pas été lachés par leurs gardiens, ils ont été obligés finalement à rebrousser chemin s’attendant au pire.
Voyant son discrédit de plus en plus palpable et la contestation de plus en plus pressante, le régime tunisien s’impatiente, s’affole et recourt à des méthodes plus musclées. Il perd le contrôle de la situation et s’engage dans une fuite en avant dangereuse pour le pays
.
Face à cette escalade sans précédent, le CPR avise l’opinion publique nationale et internationale sur le danger imminent qu’encourent son président et ses autres dirigeants en Tunisie. Il met en garde les autorité contre toute atteinte à leur intégrité physique. Il réitère sa détermination à mener jusqu’au bout son combat pour la liberté et la dignité des Tunisiens
Paris, le 22 octobre 2004
Chokri Hamrouni, responsable de la coordination du CPR |