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TUNIS, 21 (AFP) - Le secrétaire genéral du Parti démocratique progressiste (PDP,légal) Ahmed Néjib Chebbi a annoncé jeudi le retrait de sa formation des élections générales de dimanche en Tunisie, pour protester contre "une accumulation de violations et pressions" durant la campagne électorale.
"Nous avons été baillonnés, ici et à l’étranger. On a étouffé notre voix et on nous a privé de tout moyen de contact avec l’opinion publique", a déclaré M. Chebbi à l’AFP, citant notamment la saisie du manifeste électoral de son parti.
"Nous refusons d’être réduit à jouer un rôle de faux témoins dans une élection mascarade", a ajouté le chef du PDP.
M. Chebbi ne peut pas se présenter à la présidentielle, mais son parti, une formation légale sans siège au parlement, est en lice pour les législatives dans 16 des 26 circonscriptions du pays.
Sur les 21 listes que nous avons présentées, cinq ont été invalidées dans les circonscriptions les plus importantes, s’est plaint M. Chebbi, ajoutant que son parti a été privé de sa couleur distinctive (jaune) au profit d’une formation concurrente, le Parti de l’Unité populaire.
"Les pressions ont été exercées sur nous même à l’étranger, a poursuivi M. Chebbi, qui devait être l’invité de deux émissions phares de la Chaîne satellitaire Al-Jazira très suivie en Tunisie.
M. Chebbi a accusé le pouvoir du président Zine El Abidine Ben Ali d’être à l’origine de l’annuation des émissions "Face à Face" et "Rencontre du jour", dans lesquelles il devait exposer le point de vue de son parti.
Le code électoral tunisien, amendé l’an dernier, interdit aux candidats toute déclaration à des médias étrangers durant la campagne électorale.
"Tout ceci est inacceptable pour des élections sans enjeu au milieu d’une deessafection générale de la population, a poursuivi M. Chebbi, affimant que le but de sa participation aux législatives était de présenter sa formation comme "une force alternative de propositions".
"Mais dans l’impossibilité de réaliser le moindre objectif, nous nous retirons et réclacmons le respect de la constitution et des élections libres"
Ahmed Nejib Chebbi avait fait campagane pour une "candidature de protestation" à la présidence, avant d’appeler au boycott du scrutin pour dénoncer "une violation de constitution et la confiscation des droits de Tunisiens", a-t-il dit.
Sa formation fait partie d’une alliance hostile à l’amendement de la Constitution ayant autorisé le président Zine El Abidine Ben Ali, au pouvoir depuis 1987, de postuler à un quatrième mandat, l’ancien texte limitant le nombre de mandat à trois.
M. Ben Ali est assuré de l’emporter dimanche face à trois candidats de l’opposition parlementaire et son parti devrait conserver une majorité écrasante à la Chambre des députés. |