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TUNIS, 20 oct (AFP) - Un candidat à la présidentelle du 24 octobre en Tunisie, Mohamed Ali Halouani, du parti de l’Initiative démocratique, a accusé mercredi la presse tunisienne d’avoir "éclipsé" son initiative, lors d’une conférence de presse à Tunis.
"La presse tunisienne a éclipsé notre Initiative et le parti au pouvoir (le Rassemblement constitutionnel démocratique) régente les médias audiovisuels", a déclaré M. Halouani se plaignant du peu de temps (cinq minutes) qui lui a été accordé à la télévision d’Etat tunisienne.
Il a dénoncé la saisie de son Manifeste électoral et le "parti pris" de l’administration en faveur du parti au pouvoir, ce qui représente, selon lui, un "anéantissement des fondements les plus élémentaires de la participation démocratique".
Président du conseil national d’Ettajdid (5 sièges au parlement), M. Halouani, 57 ans, s’est déclaré une nouvelle fois comme le "seul véritable opposant" à se présenter contre le candidat du parti au pouvoir, le président sortant, Zine El Abidine Ben Ali.
Il a qualifié de "candidatures pour le décor" celles de MM. Mohamed Bouchiha, secrétaire général du Parti de l’Unité populaire (PUP, 7 sièges) et Mounir El Béji, chef du Parti social libéral (PSL, 2 sièges), deux opposants modérés proches du pouvoir.
M. Halouani s’est réjoui de la création d’un comité de soutien à sa candidature regroupant notamment des universitaires et des militants des droits de l’Homme, parmi lesquels Georges Adda (syndicaliste), Azzam Mahjoub (économiste), Abdelmajid Charfi (universitaire) et Yadh Ben Achour (juriste).
Le comité estime que la candidature de M. Halouani "représente une rupture avec nombre de tabous imposés à notre pays et à notre peuple" et "ouvre des horizons pour la transition d’un système politique d’essence autoritaire et despotique à un véritable régime républicain, démocratique et pluraliste..."
Le scrutin présidentiel aura lieu le 24 octobre et M. Ben Ali, au pouvoir depuis 1987, candidat à sa propre succession, est assuré de l’emporter pour un quatrième mandat de cinq ans rendu possible par un amendement de la Constitution. |