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Le journaliste français Alain Ménargues, dont de récents propos sur Israël et les juifs ont suscité de vives réactions, dénonce le fait que, selon lui, toute personne critique du gouvernement israélien se voit taxer d’antisémitisme, dans un entretien mercredi à un journal libanais. "Il est maintenant de bon ton, dès qu’on critique le gouvernement israélien, d’être traité d’antisémite, ce qui ne veut rien dire. Les sémites sont aussi les Arabes", affirme le journaliste au quotidien francophone L’Orient Le Jour. M. Ménargues se trouve à Beyrouth, où il est venu présenter son dernier livre "Le mur de Sharon", à l’occasion du Salon du livre francophone qui se tient dans la capitale libanaise. "Mon livre n’est absolument pas critiqué et on prétend pourtant que je suis antisémite. C’est une espèce de voile pour cacher la réalité, en termes de manipulation de l’information. Le terme "antisémite" commence à ne plus vouloir rien dire, déclare M. Ménargues, qui fut longtemps correspondant à Beyrouth pour Radio France. Le journaliste avait été critiqué récemment, lors de la promotion de son dernier ouvrage, après avoir notamment déclaré qu’"Israël est un Etat raciste". Ces déclarations avaient suscité de vives réactions en France, y compris du ministère français des Affaires étrangères, contraignant M. Ménargues à démissionner de ses fonctions de directeur général adjoint de Radio France Internationale et de vice-président de RMC Moyen-Orient. "La France profonde est très irritée par ces accusations qui sont portées à tort et à travers dès lors que le gouvernement israélien est critiqué", affirme M. Ménargues au journal libanais, qualifiant d’"accroc" la polémique suscitée par son livre. "Il existe en Palestine autonome une balafre hideuse, incompréhensible, et j’ai voulu savoir pourquoi. Que ce livre plaise ou non, ce n’est pas mon problème. J’ai voulu coller à la réalité", affirme-t-il.
Agence France-Presse 27 - 10 - 2004 |