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 Alima Boumedienne a été élue sénatrice malgré les dénonciations calomnieuses d’antisémitisme pour lui reprocher son engagement de de parlementaire européenne en faveur du peuple Palestinien. Au delà de la fierté que nous éprouvons à chaque fois qu’un ou une amie issu de l’immigration accède aux responsabilités publiques comme ce fut le cas pour Tarek Ben Hiba ,ancien directeur de la FTCR et Mouloud Aounit secrétaire national du Mrap, élus tous les deux conseillers régionaux en ile de France, Chafik El Ghoul élu maire adjoint à Villeneuve d’Asq et bien d’autres, c’est bien la preuve que l’immigration recèle en elle les potentialités pour participer aux affaires publiques et contribuer ainsi au renforcement et à la mise en oeuvre des idées de progrès et de justice sociale. Alima n’a cessé de le faire au parlement européen et le fera sans aucun doute à la haute assemblée. Nous félicitons Alima pour son élection au sénat et nous l’assurons de tout notre soutien et notre entière collaboration dans cette nouvelle responsabilité. Enfin nous savons que l’immigration peut compter sur Alima pour que sa voix et ses revendications soient entendues au sénat. Encore Bravo et bon courage Affectueusement
Pour le Bureau fédéral Jelloul Ben Hamida Secrétaire général de la FTCR
Une démocratie au scanner
Depuis peu, l’Union se dote d’organes censés améliorer sa justice et sa police. Ou plutôt ses justices et ses polices. Ont ainsi vu le jour : EUROPOL en 1999, EUROJUST en 2002 puis EURODAC en 2003. Le Parlement Européen, parce qu’il est l’expression directe des citoyens, s’est toujours voulu le garant des droits des personnes, surtout face à l’avancée des arsenaux répressifs. Depuis que la Charte des Droits fondamentaux a été proclamée à Nice, fin 2000, il a inscrit à son programme annuel un gros rapport faisant le bilan du respect - ou non - de ces droits dans l’Union. Bien que doté de pouvoirs encore réduits en la matière, le Parlement de Strasbourg anticipe, dans ses conclusions, la future Constitution qui en ferait le plein législateur des libertés publiques. Ce travail, vrai marqueur politique de la santé démocratique européenne, est craint par les secteurs - ou les pays - qui y sont épinglés. Pour l’année écoulée, c’est à l’eurodéputée Verte Alima Boumédienne-Thiery qu’est revenu le redoutable honneur de rédiger ce document. Alima a calqué sa grille d’analyse sur les grandes thématiques de la Charte, en constatant que depuis les tragiques événements du 11 septembre 2001, la profusion de dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme, le crime transnational ou l’immigration clandestine affectent, par "effets collatéraux" certains groupes vulnérables totalement innocents de ces méfaits, et conduisent également à criminaliser les mouvements sociaux. Parmi les populations cibles des injustices, Alima, a identifié certains syndicats, les associations de solidarité et de défense des droits de l’Homme, les migrants et réfugiés, les victimes de la traite des êtres humains, les Tsiganes, et même certains journalistes "peu dociles". Quant aux droits des plus faibles - personnes âgées, femmes, enfants, personnes à mobilité réduite - ils ne sont toujours pas, partout, garantis. La "cuvée 2003" de ce rapport montre que la démocratie reste un combat permanent, même sous nos cieux européens, pourtant supposés plus cléments.
Alima Boumédienne © Onesta |