|
La cour d’assises des Bouches-du-Rhône a condamné mardi à huit et six ans de prison ferme deux surveillants de la maison d’arrêt des Baumettes pour le viol répété d’une détenue de la prison marseillaise. René Chaumery, 41 ans, et Philippe Sanchez, 32 ans, étaient accusés de viols répétés, fin 2002-début 2003, sur une détenue d’origine espagnole de la prison, où ils étaient respectivement affectés à l’entretien des bâtiments et au contrôle des accès. Ils sont incarcérés depuis février 2003. Lors des débats, qui se sont tenus à huis clos, l’avocat général avait réclamé des peines de cinq ans d’emprisonnement. La maison d’arrêt des femmes des Baumettes compte 120 détenues. Elles sont gardées par 80 surveillants, pour la moitié des femmes, seules habilitées à être au contact des détenues. L’enquête a toutefois révélé de "sérieux dysfonctionnements" dans le dispositif interne du centre pénitentiaire.
Reuters - Aix-En-Provence 09 - 11 - 2004
Triple évasion de la maison d’arrêt de Colmar
Trois hommes se sont évadés tôt mardi matin de la maison d’arrêt de Colmar, en passant par le palais de justice attenant, a-t-on appris mardi de source judiciaire et auprès de l’administration pénitentiaire. Les trois détenus ont creusé un trou dans le plafond ancien de leur cellule en détournant le mobilier s’y trouvant, a précisé Laurent Ridel, directeur régional des services pénitentiaire d’Alsace. Ils ont ensuite gagné le toit de la prison, avant de passer sur celui du tribunal, vers 3 ou 4 heures du matin, et de redescendre dans la rue grâce à des draps noués. Des draps, pendant à la fenêtre d’une salle d’audience du tribunal, étaient toujours visibles mardi matin, a constaté un correspondant de l’AFP. Les gardiens ont découvert l’absence des trois hommes, qui avaient confectionné des sortes de mannequins glissés dans leur lit, mardi à l’ouverture des cellules à 07h00. "Les rondes de nuit ont été effectuées de façon normale. Je n’ai pas relevé de faute manifeste au niveau du personnel", a indiqué M. Ridel, qui a mis en cause "l’ancienneté de l’établissement et sa localisation dans le centre-ville de Colmar". En juin 2003, le personnel de la prison avait déjoué une tentative d’évasion de six détenus qui avaient commencé à creuser à travers le plâtre et les planches de chêne de leur plafond. "Des mesures de sécurisation des combles ont été prises à l’époque et elles vont être renforcées en urgence", a précisé M. Ridel. Les trois évadés de nationalité roumaine et moldave, qui ne sont pas considérés comme particulièrement dangereux, attendaient leur extradition vers l’Allemagne, a-t-on précisé de source judiciaire. Arrêtés par hasard fin octobre à Colmar, ils sont soupçonnés d’appartenir à une bande organisée spécialisée dans l’arrachage des distributeurs automatiques de billets (DAB) et d’avoir dérobé plus d’une centaine de ces distributeurs en Allemagne, en Suisse et au Luxembourg. Selon les enquêteurs, le montant total du préjudice s’élèverait à plus de 5 millions d’euros.
Agence France-Presse 09 - 11 - 2004
Alexandre Jardin en prison avec Dominique Perben pour promouvoir la lecture
L’écrivain Alexandre Jardin a visité mardi la maison d’arrêt de Villepinte (Seine-saint-Denis) en compagnie du ministre de la Justice Dominique Perben afin de promouvoir un programme destiné à élargir le vocabulaire des détenus mineurs par la lecture. Cette opération baptisée "1.000 mots", menée par des bénévoles à l’initiative de l’écrivain, avec le soutien des ministères de la Justice et de l’Éducation, a bénéficié dans cette prison à douze jeunes détenus en 2003, à raison d’une heure et demie par semaine d’étude d’un livre. "Sur les 12 mineurs, dix sont aujourd’hui sortis de prison et aucun n’a été de nouveau écroué. Cela veut pas dire que l’opération peut éviter la récidive mais qu’elle fonde de nouveaux espoirs d’insertion", a expliqué le directeur de la maison d’arrêt Prosper Indo, qui a qualifié l’expérience de "très positive". Avec l’aide de leur tuteur, les mineurs concernés découvrent une oeuvre de la littérature française visant à leur faire acquérir 1.000 mots nouveaux. Selon les statistiques du ministère de la Justice, 18% des mineurs incarcérés sont en situation d’illettrisme et 14% ont des difficultés de lecture. Dans la plupart des cas, on estime qu’ils ne maîtrisent qu’environ 200 mots. "Nos objectifs sont extrêmement modestes, il ne s’agit pas de remettre les gens dans le droit chemin (...) C’est surtout une façon de faire en sorte que tout le monde puisse jouir en lisant des bouquins, y compris dans des endroits de grande souffrance", a témoigné Alexandre Jardin. Menée également à la prison de Loos (Nord), l’opération va prochainement être étendue notamment à Metz, Caen, Reims et Créteil.
Agence France-Presse 09 - 11 - 2004 |