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Le tribunal correctionnel de Lyon a débouté mardi l’ancien imam de Vénissieux (Rhône), Abdelkader Bouziane, qui réclamait 100.000 euros de dommages et intérêts au mensuel lyonnais Lyon Mag pour un éditorial qu’il jugeait diffamatoire. Les attendus de la décision n’étaient pas disponibles en début d’après-midi. Dans un éditorial publié en mai, le directeur de la publication de Lyon Mag, Philippe Brunet-Lecomte, écrivait : "quand on connaît les rapports de police sur cet imam, on est consterné". Il faisait alors référence à deux "notes blanches" des Renseignements généraux (RG) écrites sur M. Bouziane. L’imam demandait 100.000 euros de dommages et intérêts en raison de "l’atteinte" ainsi portée "à la grande considération personnelle, familiale et en tant qu’imam" dont il jouissait, selon son avocat, Me Mahmoud Hebia du barreau de Lyon. Les responsables du mensuel avaient fait valoir que leur "consternation" visait non pas l’imam mais le peu de contenu des notes des RG, et ils avaient dénoncé la procédure contre l’éditorial comme "un écran de fumée" alors que M. Bouziane menaçait d’attaquer l’interview. M. Bouziane, 52 ans, est par ailleurs lui-même poursuivi pour "complicité d’apologie de crime" après la parution, en avril 2004 dans Lyon Mag, d’une interview dans laquelle il défendait le châtiment corporel de l’épouse infidèle. Il a depuis soutenu que ses propos n’avaient pas été correctement reproduits. L’ancien imam de Vénissieux avait été expulsé le 21 avril vers l’Algérie en application d’un arrêté ministériel. Cette décision avait été annulée par le tribunal administratif de Lyon, saisi en référé, mais le Conseil d’Etat l’avait confirmée. Rentré en France, Abdelkader Bouziane a été à nouveau expulsé vers l’Algérie le 5 octobre.
Agence Fance-Presse 30 - 11 - 2004 |