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La Franco-colombienne Ingrid Betancourt, qui fêtera ses 43 ans le 25 décembre prochain, est depuis son enlèvement le 23 février 2002 l’otage de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Le président français Jacques Chirac a appelé mercredi à ne pas l’oublier, lors d’une intervention télévisée après la libération des deux otages français en Irak, Christian Chesnot et Georges Malbrunot. En juillet 2002, la jeune femme, ex-candidate des Verts à l’élection présidentielle en Colombie, donnait de ses nouvelles pour la première fois dans une vidéo enregistrée deux mois auparavant et diffusée par la télévision colombienne. En août 2003, dans une nouvelle vidéo, elle appelle à une intervention de l’armée pour la libérer. En novembre dernier, les FARC refusent une proposition du président colombien Uribe d’échanger une cinquantaine de guérilleros contre 22 personnalités politiques dont Ingrid Betancourt. Le 11 novembre, sa fille, Mélanie, lance un appel au président français Jacques Chirac pour obtenir la libération de sa mère, après l’échec des négociations entre le président colombien et les ravisseurs. Née le 25 décembre 1961 à Bogota, Ingrid Betancourt est la fille d’un ancien ministre de l’Éducation, également ambassadeur à l’Unesco à Paris. Après avoir passé son baccalauréat au lycée Pasteur de Bogota, elle vient en France et obtient le diplôme de Sciences Po Paris. Francophone et francophile, la jeune femme est élue pour la première fois députée en Colombie en 1994, grâce à son combat contre la corruption. Quatre ans plus tard, celle que l’on surnomme la "Jeanne d’Arc colombienne" devient sénatrice.
Agence France-Presse 22 - 12 - 2004
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