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Seize hommes ont été interpellés dans le cadre d’une enquête sur le travail clandestin dans une entreprise non déclarée de Saint-Etienne, qui se spécialisait dans l’exportation de pièces détachées automobiles en Tunisie, a-t-on appris mercredi auprès des gendarmes. La part des marchandises volées a été évaluée à 10%. Parmi ces personnes, âgées de 40 à 60 ans qui appartiennent à la communauté tunisienne de Saint-Etienne, trois étaient en situation irrégulière et deux d’entre elles ont été reconduites à la frontière mercredi matin. Les autres étaient présentées mercredi au juge stéphanois qui instruit l’affaire. Au terme de huit mois d’enquête, les gendarmes ont mis à jour un dépôt de 1.500 m2, situé dans le quartier du Soleil à Saint-Etienne, où ils ont interpellé lundi en flagrant délit le gérant de la société et des complices présumés. Ils ont saisi plusieurs palettes de moteurs démontés et de pièces détachées. Les gendarmes agissaient dans le cadre d’une commission rogatoire pour "travail dissimulé et recel en bande organisée". Les enquêteurs ont estimé que 50 à 100 tonnes de marchandises par mois étaient acheminées, depuis trois ans, vers la Tunisie via les ports de Marseille et du Havre. Selon un enquêteur, la Tunisie ne serait qu’"une plate-forme d’exportation" pour l’ensemble du Maghreb et de l’Afrique.
Agence France-Presse 17 - 11 - 2004 |