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TUNIS (AP) - Les autorités tunisiennes ont réfuté vendredi les allégations de Reporters sans frontières (RSF) selon lesquelles elles auraient interdit à son secrétaire général, Robert Ménard, l’accès au Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) qui doit avoir lieu du 16 au 18 novembre à Tunis.
RSF avait imputé cette mesure aux autorités tunisiennes, la qualifiant « d’absurde et inacceptable ».
Un communiqué officiel transmis à l’Associated Press fait valoir que « l’accès et l’accréditation au SMSI sont des prérogatives de l’UIT (Union internationale des télécommunications) et non des autorités tunisiennes. La Tunisie ne peut, par conséquent, interdire ni accepter l’entrée au SMSI d’un quelconque individu ou entité. Seule l’UIT est habilitée à le faire », ajoute le document.
Tunis rappelle, en revanche, que M. Ménard fait l’objet d’une instruction judiciaire en Tunisie en vertu de laquelle il « ne peut juridiquement prétendre entrer en Tunisie que pour répondre aux convocations de l’instance judiciaire chargée de cette affaire ».
Celle-ci fait suite à une plainte déposée en juillet 2002 à son encontre auprès du parquet de Tunis « pour déprédation de biens publics et de violence contre une employée ».
Les faits remontent au 28 juin 2001, lorsque « M. Robert Ménard, accompagné d’un groupe d’individus, s’étaient introduits par effraction dans les locaux de l’Office national du tourisme tunisien à Paris », pour manifester leur soutien au journaliste dissident Taoufik Ben Brik qui observait alors une grève de la faim pour protester contre les harcèlement dont il se disait victime.
"Après avoir fracturé la porte d’entrée, M. Ménard et son groupe ont agressé une employée de l’office du tourisme et se sont livrés à des opérations de saccage des biens immobiliers et des documents de l’office », rappelle le communiqué.
Selon le document, il a fallu le recours au tribunal de Paris pour ordonner « son expulsion des lieux et sa poursuite pour obstruction par la violence à la liberté de travail dans un établissement public et destruction volontaire de biens d’autrui ».
Une plainte a été en même temps déposée par le représentant de l’Office du tourisme auprès du Parquet de Tunis à l’encontre de M. Ménard.
Lors de l’affaire Ben Brik, le responsable de RSF a plusieurs fois eu maille à partir avec les autorités tunisiennes qui l’avaient entre autres expulsé pour avoir voulu « provoquer des troubles sur la voie publique ». |