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Mohamed Abbou, « l’avocat de la liberté », arrêté arbitrairement puis emprisonné injustement par le régime tunisien depuis presque neuf mois dans des conditions effarante, est à sa troisième semaine de grève de la faim.
Contre le gré de ses geôliers, Maître Abbou refuse de s’alimenter pour protester contre son incarcération et les conditions de sa détention.
Il est à rappeler que M.Abbou n’est pas à sa première grève de la faim. Il a eu recours systématiquement à ce mode d’action périlleux pour son intégrité physique afin d’aviser les opinions nationales et internationales sur le triste sort que lui a réservé la dictature tout simplement pour avoir osé exprimer ses opinions par le biais d’un moyen de communication (Internet) paradoxalement célébré par la Tunisie à l’occasion du Sommet Mondial sur la Société de l’Information !
Samia Abbou « femme courage », épouse de ce grand amoureux de la liberté, est vivement inquiète pour son mari. Elle vient de vérifier par elle-même la détérioration inquiétante de Mohamed après ces interminables journées d’abstention. Elle vient de lancer un cri d’alarme afin de sauver son mari d’une mort lente et tragique.
Le Comité International pour la Libération de Mohamed Abbou s’indigne contre le silence criminel des autorités tunisiennes. Il rappelle au régime qu’il serait tenu pour responsable pour toute atteinte à la santé et à la vie de Maître Abbou.
Le CILMA réclame encore une fois la libération inconditionnelle et immédiate de Mohamed Abbou ainsi que tous les prisonniers politiques.
Paris, le 24 novembre 2005
Imad Daïmi, Vincent Geisser, Chokri Hamrouni
Comité International pour la Libération de Mohamed Abbou (CILMA) |