|
Le mouvement de solidarité internationale avec Mohamed Abbou, « l’avocat de la liberté » kidnappé et emprisonné depuis le premier mars dernier, ne connaît pas de répit et ne donne aucun signe d’essoufflement.
Si plusieurs personnalités et responsables internationaux ont manifesté très récemment leur solidarité et promis des actions dans les jours qui viennent, l’ancien Président américain Jimmy Carter a déjà réagi. Selon des sources sûres, il a écrit au président tunisien Ben Ali pour demander la libération immédiate de Maître Abbou.
C’est le cas aussi de Bertrand Delanoë, le Maire de Paris, qui vient d’intervenir auprès des autorités tunisiennes en faveur de Mohamed Abbou.
D’un autre côté, une délégation de la Conférence Nationale des Barreaux (France) vient d’achever une mission d’enquête en Tunisie. Elle doit rédiger un rapport détaillé sur le procès Abbou. Plusieurs entretiens et rencontres ont eu lieu à Tunis, notamment avec le Comité de Défense de Mohamed Abbou, afin de mieux cerner les questions de droit se rapportant à cette affaire.
Par ailleurs, le régime tunisien continue de priver Mohamed Abbou de voir ses avocats. Aujourd’hui, Leila Ben Mahmoud et Larbi Abid, avocats au Barreau de Tunis, se sont vus arbitrairement refuser la visite de leur collègue.
Le Comité International pour la Libération de Mohamed Abbou rappelle que le maintien en détention de Mohamed Abbou nuit gravement à l’image du pays, il réclame encore une fois sa libération immédiate et inconditionnelle ainsi que la fin de la répression des avocats.
Paris, le 02 juin 2005
Imad Daïmi, Vincent Geisser, Chokri Hamrouni
Comité International pour la Libération de Mohamed Abbou |