|
Plus de 800 personnes ont été tuées au Togo en trois mois, selon la Ligue togolaise des droits de l’homme
La Ligue togolaise des droits de l’homme (LTDH) déclare que 811 personnes ont été tuées et 4.508 autres blessées depuis le décès, le 5 février, du président Gnassingbé Eyadéma.
Le gouvernement togolais a réagi immédiatement, qualifiant le rapport de "plaisanterie de mauvais goût".
Selon un résumé du document de la LTDH dont l’AFP a obtenu une copie, "21 décès ont été enregistrés avant la campagne électorale" pour l’élection présidentielle et 790 ensuite jusqu’au 5 mai.
Pour arriver à ce bilan, la LTDH se fonde sur des témoignages qu’elle a recueillis dans le pays. Elle accuse notamment "les sympathisants du parti au pouvoir", des milices et les forces de l’ordre d’être responsables de ces victimes.
La LTDH demande une "mission d’enquête internationale indépendante, afin que les auteurs, commanditaires et exécutants soient traduits devant les juridictions nationales compétentes et un tribunal pénal international".
"Ca frise le ridicule, ces genres de chiffres. Avant la tenue des élections, les leaders les plus extrémistes de l’opposition avaient proclamé que les résultats se joueraient dans la rue, et dès la proclamation des résultats provisoires, des actions violentes et concertées ont été menées conformément à ce plan", a commenté le ministre togolais de la Communication, Pitang Tchalla.
Publié le 14/05 à 23:10 |