|
Une journaliste du Parisien qui a comparu vendredi à Bobigny notamment pour violation du domicile où vivait une petite fille retrouvée morte dans un parc en 2003, a été relaxée, a-t-on appris lundi de source judiciaire et auprès de la journaliste. La journaliste avait été mise en examen en décembre 2003 pour "violation de domicile" et "violation du secret de correspondance", lors de l’affaire de la petite Cady, dont le corps avait été retrouvé dans le parc de la Courneuve avant que sa mère ne soit interpellée. Lors du procès devant le tribunal correctionnel de Bobigny, le vice-procureur Rémi Chaise avait requis une dispense de peine. La journaliste avait été placée en garde à vue le 18 novembre au service départemental de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis avant d’être remise en liberté le jour-même. Elle n’a pas contesté avoir pénétré dans le domicile de la mère de Cady, dont la porte d’entrée était ouverte. "J’ai reconnu que j’étais entrée à l’intérieur, comme de nombreux autres journalistes qui n’ont pas été inquiétés ni poursuivis", a déclaré la jeune femme. Une perquisition s’était également déroulée le 18 novembre dans les locaux du Parisien à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) en présence du juge qui instruisait l’affaire, Olivier Géron.
Agence France-Presse 22 - 11 - 2004 |