|
Il n’est pas question de supprimer 250 postes de journalistes chez Reuters, a assuré lundi la direction du groupe de médias et de services financiers britannique, alors que la rédaction française observait un mouvement de grève. "Il y a beaucoup d’informations qui circulent au sujet de nouvelles suppressions d’emplois", a déclaré une porte-parole du groupe. "Certains ont dit que les réductions d’effectifs seraient de l’équivalent de 22 millions de livres (31,4 millions d’euros), que 250 journalistes risquent de perdre leur emploi. Ce n’est tout simplement pas vrai", a ajouté la porte-parole. Le personnel de Reuters en France a observé lundi matin un arrêt de travail de deux heures, de 07h00 à 09h00, qui devait être suivi dans l’après-midi d’un deuxième arrêt de travail, de 17h00 à 19h00. Il proteste notamment contre la suppression annoncée à partir du 1er décembre d’un poste, la nuit, au desk traitant les informations non économiques en français. Le personnel de Reuters France a reconduit pour mardi l’arrêt de travail de deux fois deux heures observé lundi, a indiqué lundi à l’AFP Nicolas Rialan, délégué du Syndicat national des Journalistes (SNJ). La décision de reconduire ce mouvement a été prise lundi en assemblée générale, à la quasi-unanimité des 39 journalistes présents, a-t-on précisé de même source. Le quotidien britannique The Guardian avait indiqué le mois dernier que Reuters s’apprêterait à supprimer jusqu’à 250 emplois, dont des journalistes, pour compenser le coût de la mise en place difficile d’un nouveau système informatique. Les journalistes basés au Royaume-Uni envisagent un mouvement de grève après avoir été informés d’une réduction budgétaire de 22 millions de livres (31,4 millions d’euros) destinée à compenser les coûts du retard pris dans l’installation du projet informatique, précisait le Guardian.
Agence France-Presse 29 - 11 - 2004
Arrêt de travail reconduit pour mardi à l’agence Reuter de Paris
Le personnel de l’agence Reuter de Paris a reconduit pour mardi l’arrêt de travail de deux fois deux heures observé lundi, pour des revendications sur l’emploi, a indiqué lundi à l’AFP Nicolas Rialan, délégué du Syndicat national des Journalistes (SNJ). La décision de reconduire ce mouvement, le matin de 7h00 à 9h00 et le soir de 17h00 à 19h00, a été prise lundi en assemblée générale, à la quasi-unanimité des 39 journalistes présents (37 pour, 2 contre), indique-t-on de même source. En France, le groupe Reuters emploie 450 personnes, dont 90 journalistes. Selon les syndicalistes, le mouvement est sans conséquence pour les clients de l’agence. Les grévistes demandent notamment à la direction de maintenir les effectifs du desk de nuit, où sont traitées les informations non-économiques en français, et où un poste doit être supprimé le 1er décembre. Le groupe Reuters, qui compte actuellement 14.700 employés - dont 2.300 journalistes - dans 92 pays, est engagé dans un plan de restructuration qui doit ramener les effectifs à 13.000 personnes début 2006, avec notamment la suppression de 200 postes de journalistes dans le monde.
Agence France-Presse 29 - 11 - 2004
|