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Trois journalistes réformateurs iraniens récemment libérés ont écrit à la justice ultra-conservatrice des lettres de repentance dans lesquelles ils disent que des "contre-révolutionnaires" et des étrangers leur ont "lavé le cerveau", a rapporté la presse samedi. "J’ai eu le cerveau lavé par des éléments radicaux, mes relations avec des contre-révolutionnaires et mes entretiens avec des radios étrangères", a écrit Omid Memarian dans sa lettre, citée par plusieurs journaux. "Je me suis fait piéger, ainsi que des gens comme moi, par ceux qui n’étaient préoccupés que de leur intérêt politique personnel et qui se sont servis de nous comme de marionnettes", a confessé de son côté Roozbeh Mir-Ebrahimi, selon la presse. "J’ai insulté le Guide suprême par le passé. On m’a fait croire que tous les problèmes sur le chemin de la réforme provenaient de la tête du régime", a-t-il ajouté. "J’ai propagé des mensonges et j’ai été encouragé à le faire par ceux qui attaquent le régime islamique depuis des années", a avoué Chahram Rafizadeh, selon les journaux. L’avocat des trois hommes n’a pu être joint pour confirmer le contenu des lettres. Omid Memarian et Chahram Rafizadeh ont recouvré la liberté mercredi soir contre une caution de 500 millions de rials (56.800 dollars), a indiqué l’agence estudiantine Isna. Roozbeh Mir-Ebrahimi avait été relâché la semaine précédente en échange d’une caution de 300 millions de rials (34.000 dollars). Ils avaient été arrêtés en septembre et octobre, au cours d’une opération de la justice contre les journalistes accusés de propagande contre le régime, d’atteinte à la sécurité nationale, de trouble à l’ordre public ou encore d’insulte aux valeurs religieuses sacrées.
Agence France-Presse 04 - 12 - 2004
Deux nouveaux journalistes libérés sous caution (Isna)
Deux journalistes réformateurs iraniens viennent d’être libérés sous caution, a rapporté vendredi l’agence estudiantine Isna. Omid Memarian et Shahram Rafizadeh ont recouvré la liberté mercredi soir contre une caution de 500 millions de rials (56.800 dollars), a indiqué Isna. Omid Memarian dirigeait un site internet avant d’être arrêté le 10 octobre après s’être vu refuser de quitter le territoire pour participer à une conférence aux Etats-Unis sur la société civile iranienne. Shahram Rafizadeh, responsable de la section culturelle du journal Etemad ("Confiance"), a été arrêté le 7 septembre. Les deux hommes sont accusés de "comportement hostile aux autorités portant atteinte à la sécurité nationale". Une autre journaliste et activiste, Mahboubeh Abbasgholizadeh, avait été relâchée sous caution mardi après un mois de détention, et peu après son confrère Rouzbeh Mir-Ebrahimi, journaliste internaute et ancien responsable des pages internationales du quotidien réformateur Etemad, arrêté le 27 septembre. La justice iranienne a lancé récemment une nouvelle offensive contre les journalistes réformateurs, notamment ceux travaillant sur internet, un des moyens d’information privilégiés par les Iraniens. L’Union européenne vient de protester formellement auprès des autorités iraniennes contre les arrestations et les pressions contre les journalistes, les organisations non gouvernementales et les membres des minorités religieuses. La justice a également fait bloquer ou filtrer l’accès à des dizaines de sites.
Agence France-Presse 03 - 12 - 2004 |