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Un journaliste et le directeur de la Maison de la presse, une organisation indépendante, détenus depuis près de deux semaines, ont été libérés vendredi au Rwanda, a-t-on appris lundi auprès du parquet. "Ils ont été mis en liberté provisoire sous contrôle judiciaire par la cour", a déclaré à l’AFP le porte-parole du parquet Jean Bosco Mutamgana. "Mais le parquet poursuit son enquête", a-t-il ajouté. Bonaventure Bizumuremyi, directeur de publication d’Umuco, un journal indépendant à parution épisodique, et Patrice Nsengoyumva, directeur de la Maison de la presse du Rwanda, une organisation indépendante, sont accusés de corruption, de chantage et de faux et usage de faux. Selon le parquet, ils auraient tenté de faire chanter un parlementaire rwandais, le menaçant de publier des documents compromettants s’il ne leur donnait pas de l’argent. Cette version des faits a toujours été démentie par les deux hommes. "L’accusation était sans fondement", a déclaré à l’AFP Patrice Nsengoyumva. "On nous a arrêté comme des bandits ou des escrocs. On a monté une machination contre nous. Nous avons été intimidés, menacés. Mais les preuves étaient insuffisantes. Et ils ont dû nous relâcher", a-t-il expliqué. La Maison de la presse au Rwanda abrite à Kigali un centre de documentation, où se réunissent les journalistes rwandais.
Agence France-Presse 22 - 11 - 2004 |