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Une motion, émanant de secrétaires de rédaction, soutenue par les syndicats SNJ, CFDT, CFTC, CGT et FO, affirme que "les journalistes de la presse quotidienne" refusent que leurs emplois soient "bradés" et "l’entrée de non-journalistes dans des fonctions de la rédaction". Cette motion qui circule dans les rédactions, est rendue publique jeudi alors que les négociations sur l’accord de refondation de la presse entre le SPP (Syndicat de la Presse Parisienne), organisation patronale de la presse quotidienne parisienne et les syndicats, notamment le Livre CGT, sont en voie d’achèvement. Dans cette motion, "les journalistes de la presse nationale appellent au respect de toutes les fonctions du journalisme et à la défense de l’emploi". Selon cette motion, ces négociations "qui pourraient acter l’entrée de non journalistes dans des fonctions de la rédaction auraient des conséquences directes sur nos emplois et notre statut". "Les journalistes de la presse quotidienne parisienne refusent, selon cette motion, que leurs emplois soient bradés et notamment ceux des plus précaires (pigistes et CDD) en attente d’intégration", "que certaines fonctions de la profession soient dévalorisées en ravalant leur périmètre à de simples tâches techniques". Ils refusent également "que des tâches journalistiques soient effectuées par des non titulaires de la carte professionnelle de journaliste", que "des personnels à statuts différents effectuent demain le même travail dans la presse quotidienne". La motion demande "le retrait dans le projet concernant les ouvriers et cadres techniques de tout ce qui relève de la convention collective des journalistes" et n’exclut aucune forme d’action, en cas de fin de non-recevoir.
Agence France-Presse 25 - 11 - 2004 |