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Mohamed s’est retrouvé assailli par l’avalanche de questions que je lui posais sans répit et auxquelles il répondait avec beaucoup de précisions, car je ne me suis jamais interessée à la politique de près.
Bref, j’ai décidé de passer mon week end en compagnie de M. Hammami. Partir à la découverte de ce livre fut douloureux, je lisais et relisais des passages entier, le choc fût tel que je voulais être sûre que c’est ça, oui j’ai bien compris, ça se passe en Tunisie ! Ma Tunisie que j’aime tant.
De l’autre côté de la fameuse avenue, il y a des couloirs de la mort, pendant que nous allions au cinéma, pendant que nous jouions avec nos enfants, pendant que nous jouissions de la vie, de notre liberté la plus élémentaire, de l’autre coté de la rue, des hommes et des femmes se faisaient oter la vie derrière des portes noires, un enfant grandit sans son papa, pourquoi ?
Parce qu’au pays du jasmin, s’exprimer est un délit, s’exprimer n’est pas protégé par la loi.
Je parcourais ce livre le coeur serré inondée par les larmes. Des questions me brûlent la tête :
Combien d’enfants vivent dans des maisons fantômes ?
Combien d’enfants se sont couchés avec une photo sur le coeur ?
Combien ont sangloté de douleur ?
Pour eux l’enfance reste un état inachevé, perdu à jamais !
Ma Tunisie, mon tendre drame, je ne savais pas que tu étais si cruelle ! |