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 La récente révision de la Constitution tunisienne ne vise pas à instaurer la présidence à vie, a assuré vendredi le ministre de l’Intérieur Hédi Mhenni lors d’une conférence de presse consacrée aux préparatifs des élections présidentielle et législatives du 24 octobre prochain. Il a souligné qu’il existait une limite d’âge pour être candidat à la magistrature suprême du pays. Cette limite a cependant été relevée de 70 à 75 ans par les nouvelles dispositions constitutionnelles. La réforme adoptée par référendum en mai 2002 permet à Zine El Abidine Ben Ali, 68 ans, de briguer un quatrième mandat de cinq ans. Le président sortant part largement favori de la consultation d’octobre, face à trois candidats de l’opposition. Le ministre de l’Intérieur a affirmé vendredi que "toutes les conditions et les garanties étaient désormais réunies pour que les prochaines élections se déroulent dans la transparence totale, la sincérité, la neutralité de l’administration et le respect de la loi". Il prévoit la présence d’un "grand nombre" d’observateurs nationaux et étrangers pour suivre ces élections. Pour les législatives, véritable enjeu d’un scrutin à la proportionnelle, six partis d’opposition se disputeront les 20% des 182 sièges du parlement où le parti au pouvoir est assuré de remporter le maximum de 80%. Hédi Mhenni a fait état de 24 listes invalidées pour non conformité aux dispositions du code électoral. Il a par ailleurs expliqué que le nombre de bureaux de vote avait été ramené de 15.243 en 1999 à 12.903 pour le scrutin d’octobre afin de "faciliter la tâche aux partis en course pour y placer des observateurs".
The Associated Press 09 - 10 - 2004 |