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TUNIS, 9 oct (AFP) - 09/10/2004 21h28 - "A Casablanca, les anges ne volent pas", du Marocain Mohamed Asli, a remporté le Tanit d’Or, récompense suprême des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), dont la 20ème session a été clôturée samedi soir au Théâtre municipal de Tunis.
Le film traite des ravages de l’exode rural et conte la difficulté de vivre au Maroc "où même les rêves les plus simples deviennent difficiles à réaliser", selon le réalisateur.
"A Casablanca, les anges ne volent pas" est le premier long-métrage produit et réalisé par Mohamed Asli, qui a également mis en scène et écrit le scénario de plusieurs courts-métrages et films documentaires.
Il s’agit de la première distinction suprême accordée à un film marocain depuis la création des JCC en 1966.
Le film retrace l’histoire de villageois de la région de l’Atlas qui, ayant quitté leur campagne pour aller travailler à Casablanca, ont été choqués par la dureté de cette ville tentaculaire où "les anges ne volent pas, seuls les vautours et les rapaces planent", explique le cinéaste.
Le Tanit d’argent a été décerné au long métrage "Lettre d’amour Zoulou", du réalisateur sud-africain Ramadan Suleman, tandis que "Visions chimériques" de Waha Erraheb (Syrie) a remporté le Tanit de bronze.
Dans la catégorie des courts-métrages, les films suivants ont été récompensés :
Tanit d’Or : "Visa", d’Ibrahim Letaïef (Tunisie)
Tanit d’Argent : "Mardi 29 février", de Gehan El Assar (Egypte)
Tanit de Bronze : "Le sifflet", de As Thiam (Sénégal)
Les Tanits d’Or de la section vidéo ont été décernés au film "Tanger, le rêve des brûleurs", de Leila Kilani (Maroc, long-métrage) et au court-métrage libanais "Berlin-Beïrut" de Myrna Maakaron.
Le jury présidé par le réalisateur syrien Mohamed Malas a également décerné les distinctions suivantes :
Prix d’interprétation masculine : Sami Kaftan pour son rôle dans "Zaman, l’homme des roseaux" (Irak)
Prix d’interprétation féminine : Rokhaya Niang, pour son rôle dans "Madame Brouette" (Sénégal)
Prix spécial du jury : "Dans les champs de bataille", de Danielle Arbid (Liban)
Trente-sept films (dont 15 courts-métrages) et 44 documentaires étaient en compétition pour le Tanit d’Or des JCC, plus ancienne manifestation du cinéma arabe et africain, qui se déroule tous les deux ans depuis 1966.
Une série d’hommages ont célébré les cinémas allemand, palestinien et marocain, et près de 250 films ont été proposés aux cinéphiles du 1er au 9 octobre.  |