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Le procès de 181 personnes accusées d’implication dans une série de tentatives de coups d’État en Mauritanie a débuté devant un tribunal de Ouad Naga, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de la capitale Nouakchott. Les prévenus - 170 militaires et onze civils - risquent la peine de mort s’ils sont reconnus coupables. Parmi eux figurent trois hauts dirigeants de l’opposition, dont Mohamed Khouna Ould Haidalla, ancien chef de l’État et principal adversaire de l’actuel président Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya lors de l’élection présidentielle de novembre 2003. Des soldats mutins, qui auraient été dirigés par l’ex-commandant Saleh Ould Hanenna, ont failli renverser Taya en juin 2003 lors de deux jours de combats de rue en juin 2003 à Nouakchott. Les fidèles du président avaient finalement réussi à reprendre le contrôle de la capitale. Le gouvernement mauritanien affirme avoir déjoué cette année deux autres tentatives de coup d’État orchestrées par des opposants liés à Hanenna, qui a été arrêté en octobre. Les détracteurs du président Taya - arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’État en 1984 - affirment que ces tentatives présumées de putsch étaient un prétexte pour justifier la répression gouvernementale à l’égard de l’opposition. Les dix premiers accusés ont comparu dimanche devant le tribunal d’Ouad Naga. Ils sont notamment accusés de haute trahison, de tentative de renversement de l’ordre constitutionnel et de tentative de meurtre.
Ibrahim Sylla - Ouad Naga - Mauritanie Reuters - 21 - 11 - 2004 |