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La Fédération Internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH) a exprimé sa "vive préoccupation" concernant la "détention arbitraire" de sept femmes membres du Collectif des familles de détenus présumés putschistes mauritaniens, dans un communiqué reçu à l’AFP dimanche. "La FIDH exprime sa plus vive préoccupation au regard de la détention arbitraire de sept femmes membres du Collectif des familles de détenus, arrêtées les 21 et 22 novembre 2004", a précisé dans son communiqué la FIDH, basée à Paris. La FIDH demande aux autorités mauritaniennes de "procéder à la libération immédiate et inconditionnelle" de ces femmes. Selon l’Association mauritanienne des droits de l’Homme (AMDH), citée dans le communiqué, cinq des sept femmes "ont été arrêtées par la gendarmerie lors de l’ouverture de la première audience du procès des présumés putschistes dont elles sont proches (mères, soeurs ou épouses)". "Elles ont toutes été conduites à la brigade de Wad Naga (est de Nouakchott) où elles auraient été parquées sous le soleil et à même le sol pendant toute la journée du 21 novembre", a précisé la même source. Les deux autres femmes ont été arrêtées le 22 novembre. Selon le communiqué, les femmes n’ont "encore reçu aucune signification de leur arrestation" mais ont été interrogées sur les raisons de la participation de deux membres du Collectif à la 36ème session de la Commission Africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADPH) qui se tient actuellement à Dakar. La FIDH demande aussi aux autorités de "veiller à ce qu’aucun acte de représailles ne soit mené à l’encontre des deux femmes" présentes à Dakar, lors de leur retour en Mauritanie. Un procès s’est ouvert à Wad Naga le 21 novembre où la juridiction criminelle examine deux dossiers distincts concernant au total 181 personnes, 170 militaires et onze civils, accusées d’être impliqués dans trois différentes tentatives de coup d’Etat présumées contre le régime du président mauritanien Maaouiya Ould Taya. La CADPH, dont la session a débuté mardi à Dakar, examinera notamment jusqu’au 7 décembre, les plaintes sur les violations des droits de l’homme sur le continent et les questions des réfugiés et personnes déplacées en Afrique.
Agence France-Presse 28 - 11 - 2004
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