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mardi 13 décembre 2005, 20h18
NEW YORK (Reuters) - La Chine, Cuba, l’Erythrée et l’Ethiopie détenaient les deux tiers des 125 journalistes emprisonnés à travers le monde au 1er décembre, affirme le Comité de protection des journalistes, dont le classement fait apparaître les Etats-Unis à la sixième place.
Le CPJ avait recensé 122 journalistes emprisonnés en 2004.
Le nombre de journalistes détenus par les Etats-Unis est passé d’un seul en 2004 à cinq en 2005, en raison d’arrestations effectuées en Irak. Le Myanmar (Birmanie) occupe conjointement cette sixième place, derrière l’Ouzbékistan, cinquième.
Trois des quatre journalistes détenus par les Américains en Irak travaillaient pour Reuters, le quatrième était employé par CBS News. Ce dernier est emprisonné depuis avril malgré l’avis contraire d’un tribunal irakien.
Un journaliste d’Al Djazira est aussi emprisonné à Guantanamo, base américaine sur l’île de Cuba.
"Les journalistes arrêtés en Irak sont considérés par les autorités américaines et irakiennes comme des menaces contre la sécurité, d’après les militaires américains, mais ces mêmes responsables n’ont notifié aucune inculpation ni la moindre preuve à charge", précise le CPJ.
La Chine reste en tête de ce classement pour la septième année consécutive, avec 32 journalistes emprisonnés, dont 15 travaillaient sur internet. Cuba détient 24 journalistes.
"Les journalistes couvrant les conflits, les troubles, les affaires de corruption et les atteintes aux droits de l’homme sont confrontés à un risque croissant d’incarcération dans de nombreux pays, où les gouvernements tentent de maquiller leurs actes répressifs en procédures judiciaires légales et légitimes", relève l’organisation basée à New York. |