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 L’année 2004 a été particulièrement meurtrière pour les journalistes dans le monde avec 71 reporters et autres professionnels des médias tués en raison de leurs activités, dont 23 en Irak, a indiqué mardi l’Association mondiale des Journaux. Selon l’Association mondiale des journaux (World association of newspapers), il s’agit du bilan le plus lourd depuis 1994, année ou 73 professionnels des médias avaient trouvé la mort. Les journalistes travaillant en Irak continuent d’être la cible de meurtres et d’enlèvements, 23 d’entre eux ayant disparu dans ce pays en 2004, contre 15 en 2003. Les Philippines ont été le second endroit le plus meurtrier pour les journalistes, 11 d’entre eux ayant été tués en 2004, contre 7 l’année précédente. "Alors qu’un grand nombre de ces décès sont à mettre au compte de la guerre et du terrorisme, de nombreux journalistes qui enquêtent sur le crime organisé, le trafic de drogue, la corruption et d’autres crimes sont également victimes d’assassinats", a déclaré Timothy Balding, directeur général de l’AMJ. "Des centaines de journalistes ont été tués à travers le monde durant la dernière décennie. Dans plus de trois quarts des cas, les auteurs de ces crimes n’ont pas été traduits en justice, encore moins condamnés", a-t-il déploré.
Agence France Presse Paris - 25 - 01 - 2005 |