|
 Le SNJ, syndicat majoritaire de la rédaction du quotidien régional Le Progrès (Socpresse), à Lyon, a lancé vendredi un appel à la grève, pour protester contre le peu d’embauches prévues pour compenser les départs de journalistes au titre de la clause de cession, après la prise de contrôle par Serge Dassault. La grève ne devrait pas empêcher la parution du titre samedi, a indiqué la direction du journal, qui précise que des négociations sont en cours. Les syndicats ont appris jeudi, lors d’une réunion avec la direction, que 52 journalistes avaient choisi de partir, alors qu’il avait été annoncé en décembre que 44 en avaient fait la demande. La direction propose sept remplacements, a précisé à l’AFP un représentant du syndicat. "Nous voulons au minimum une quinzaine d’embauches", a-t-il ajouté. L’application de la clause de cession est "une merveilleuse opportunité pour réaliser un plan social déguisé", explique le SNJ dans un communiqué. "La rédaction du Progrès compte actuellement 322 journalistes et elle serait ramenée à 277 personnes après les départs, soit seulement sept remplacements, notamment par le jeu de changements de statut sur des postes déjà existants", précise le syndicat dans son communiqué. Depuis sa prise de contrôle du titre, Serge Dassault "n’a rien laissé entrevoir de ses intentions pour Le Progrès", souligne le syndicat. "La rédaction s’interroge donc sur l’objectif de cette saignée que l’on ne retrouve pas dans tous les titres" du groupe.
Agence France Presse 21 - 01 - 2005 |