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Les journalistes burkinabè ont exprimé vendredi soir au président Blaise Compaoré leur "attente pressante" pour que justice soit "rendue rapidement" au journaliste burkinabè Norbert Zongo, assassiné en décembre 1998. Norbert Zongo, directeur de l’hebdomadaire l’Indépendant, avait été retrouvé mort, carbonisé dans son véhicule atteint par plusieurs impacts de balles, en compagnie de trois personnes, le 13 décembre 1998 sur une route déserte à Sapouy (100 km au sud de Ouagadougou). Selon l’ONG de défense de la liberté de la presse Reporter Sans Frontières (RSF), il enquêtait sur une affaire de meurtre mettant en cause le frère du président Blaise Compaoré et des membres de la garde présidentielle. "Nous ne pouvions à cette occasion ne pas partager avec vous notre attente pressante que justice lui soit rapidement rendue, avec le sentiment que tel est le voeu unanime de tous les burkinabè de bonne volonté", a déclaré Edouard Ouédraogo, porte-parole des journalistes, au cours d’une cérémonie de présentation de voeux au chef de l’Etat. "Quelque sept ans après, l’affaire est toujours pendante devant les tribunaux", a rappelé le porte-parole. En réponse, le président Compaoré a affirmé avoir "déjà exprimé à plusieurs reprises" son "souhait ardent de voir ce dossier élucidé". "Je pense que nous devons continuer à faire confiance à la justice pour qu’elle conduise dans la sérénité et jusqu’au bout son instruction", a-t-il dit. "Le dossier est bloqué, le juge n’a pas les mains libres. Je mets mon espoir dans la justice internationale, une cour internationale de justice qui pourra traiter ce dossier", avait déclaré Geneviève Zongo, la veuve du journaliste à l’occasion du sixième anniversaire de l’assassinat. Des milliers de personnes avaient manifesté le 13 décembre dernier à Ouagadougou pour réclamer "la lumière" sur ce meurtre.
Agence France Presse 15 - 01 - 2005 |