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Le personnel du siège de l’Agence France-Presse (AFP) réuni en assemblée générale mardi a refusé dans une motion "la fermeture du bureau de l’Agence à Caracas et le licenciement de l’ensemble des salariés locaux", exigeant la reprise de négociations. La motion a été adoptée à l’unanimité par le personnel présent lors de l’assemblée générale. De son côté, la direction estime qu’"après plus de deux ans de négociations infructueuses de la nouvelle convention collective avec le personnel du bureau opérant au Venezuela (...) (elle) a dû se résoudre à la difficile décision de fermer le bureau de Caracas". Le personnel de l’AFP au Venezuela bénéficiait, indique la direction, "au terme de la convention collective existante, de seize à dix-huit mois de salaire par an (dont deux au titre du fonds de retraite)" et "la revendication sur laquelle la négociation n’a pu aboutir exigeait que ces conditions soient portées - en fonction de l’ancienneté - à vingt-quatre à vingt-six mois de salaire par an". L’AFP, domiciliée au Venezuela comme entreprise étrangère depuis 1961, "a toujours respecté la loi du pays, y compris la législation du travail". Pour la direction, "l’envoi régulier au cours des dix dernières années d’envoyés spéciaux au Venezuela a démontré que la production pouvait être de grande qualité lorsqu’elle n’est pas limitée par des préoccupations bureaucratiques". De son côté, la motion du personnel "met en garde l’ensemble des parties du Conseil d’administration sur les conséquences de la fermeture de ce bureau, dans un pays à l’actualité importante, pendant près de trois ans, selon ce qu’a annoncé le PDG", Bertrand Eveno. "Cette fermeture est contraire aux missions de l’AFP telles que définies dans son statut qui prévoit que l’Agence doit +assurer l’existence d’un réseau d’établissements lui conférant le caractère d’un organisme d’information à rayonnement mondial+", poursuit la motion. "Le personnel de l’AFP exige la réouverture du bureau de l’Agence à Caracas et la reprise de négociations entre les salariés locaux et la direction pour aboutir à une solution respectueuse de la dignité du personnel et des lois vénézuéliennes", selon le texte. Le résultat d’une négociation menée par le directeur régional pour l’Amérique latine devra être communiqué aux organisations syndicales de l’Agence jeudi matin. Une nouvelle AG est convoquée jeudi à Paris à 13h30. "Si la direction n’a pas levé sa décision de fermeture du bureau de Caracas à cette date, les syndicats de l’AFP (CGT, SNJ, FO, SUD, CFDT et CFTC) proposeront au personnel un arrêt de travail de jeudi 16h00 à minuit" sur les fils destinés aux clients français, toujours selon la motion. La direction de l’AFP avait annoncé le 7 décembre la "suspension" du bureau de Caracas et le licenciement des huit salariés de statut local.
Agence France Presse 11 - 01 - 2005 |