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Les salariés de l’AFP ont voté jeudi en assemblée générale un arrêt de travail sur les fils France de 15H00 à 23H00 GMT, pour obternir la réouverture du bureau de Caracas. L’arrêt de travail concerne les fils "France" de l’Agence et les services de production et bureaux de province travaillant pour la France. Cet arrêt de travail, proposé par l’Intersyndicale CGT-CFDT-FO-SUD-CFTC, a été adopté par l’assemblée générale du siège qui comptait 130 participants (comptés) avec 14 abstentions et 2 contre. La direction de l’AFP a décidé de fermer le 1er janvier le bureau de Caracas et de licencier ses 8 salariés, jugeant exorbitantes les conditions sociales de fonctionnement de ce bureau. Des négociations au cas par cas ont été entamées mercredi avec les salariés du bureau sur les conditions de leur départ. "Nous ne pouvons accepter que le PDG solde le laisser-aller de la direction depuis de nombreuses années dans la région en licenciant l’ensemble du personnel de Caracas et remette en cause la mission d’intérêt général de l’AFP de couverture mondiale", estime l’Intersyndicale. Elle ajoute que "le bureau doit être rouvert immédiatement pour permettre la reprise de négociations respectueuses de la dignité des salariés et des lois locales".
Agence France Presse 13 - 01 - 2005
Un journaliste kényan, inculpé pour diffamation, risque la prison
Un journaliste kényan a été inculpé jeudi de diffamation et risque jusqu’à trois ans de prison après la publication d’un article affirmant qu’un membre du gouvernement et un proche du chef de l’Etat étaient impliqués dans des affaires de corruption. Le journaliste Kamau Ngotho, du quotidien The Standard, un des deux plus importants du pays, était en outre visé par un mandat d’arrêt, la police indiquant qu’il ne s’était pas présenté à ses bureaux pour y être interrogé, selon des documents de justice transmis par The Standard. Mais le journaliste s’est présenté de lui-même dans l’après-midi à la justice, avant son arrestation par les policiers, et a été laissé en liberté après paiement d’une caution de 20.000 shillings (256 dollars). Une nouvelle audience est prévue lundi. Journaliste d’investigation de renom, M. Ngotho est poursuivi pour "publication d’article diffamatoire" en vertu d’une loi datant de l’époque coloniale britannique. Cette inculpation a provoqué l’inquiétude de plusieurs représentations diplomatiques occidentales au Kenya. Les responsables du Standard ont qualifié cette loi d’"archaïque et répressive", affirmant qu’elle n’avait jamais été utilisée depuis l’indépendance en 1963. La justice accuse le journaliste d’avoir diffamé l’homme d’affaires John Macharia et "d’autres" qui ne sont pas nommés, dans un article publié samedi dernier. L’article accusait de corruption un ministre important du gouvernement et un assistant du chef de l’Etat Mwai Kibaki. Dans un communiqué conjoint, neuf ambassades occidentales, dont celle des Etats-Unis, du Royaume-Uni, d’Allemagne et du Canada, ont vivement critiqué jeudi le gouvernement du président Kibaki, élu en décembre 2002 avec la promesse de mettre un terme à la corruption qui gangrène le pays. Elles affirment que les autorités "reviennent sur une de leurs promesses électorales les plus importantes, qui était d’assurer la liberté de la presse" et leur demandent de lutter contre la corruption plutôt que de chercher à intimider les médias.
Agence France Presse 13 - 01 - 2005
Disparition à Moscou d’un hebdomadaire citadin inspiré du New Yorker
L’hebdomadaire culturel russe Novyï Otchevidets (Nouveau témoin), lancé en août dernier et qui se voulait journal "citadin et apolitique" de la jeune intelligentsia russe, sur le modèle du New Yorker, a cessé de paraître, a annoncé mercredi son éditeur russe Lighthouse Publishers. Selon le communiqué de ce dernier, "les fondateurs du Novyi Otchevidets ont jugé qu’ils avaient surestimé les besoins du marché concernant un tel journal". "Le NO a été à l’évidence une parution remarquée et de qualité dans la vie culturelle de la capitale, mais son potentiel commercial s’est rapidement avéré insuffisant", ajoute le communiqué laconique. Lors de son lancement, les responsables du journal avaient dit vouloir atteindre l’équilibre financier en deux ans et demi, fin 2006.
Agence France Presse 12 - 01 - 2005
Un journaliste britannique contraint de témoigner au procès Jackson
Un journaliste britannique, réalisateur d’un documentaire controversé dans lequel Michael Jackson avoue partager souvent son lit avec des enfants, devra témoigner au procès du chanteur qui doit débuter le 31 janvier devant un tribunal de Californie. Martin Bashir est "un témoin nécessaire", a affirmé le juge Rodney Melville du tribunal de Santa Maria où se déroulera le procès du "roi de la pop". Le documentaire, intitulé "Living with Michael Jackson" (Vivre avec Michael Jackson) a été diffusé en Grande-Bretagne par la chaîne privée ITV avant d’être diffusé en février 2003 aux Etats-Unis sur la chaîne ABC. Un représentant d’ABC, Jeffrey Schneider, a indiqué que la chaîne et M. Bashir allaient contester la décision du juge. Martin Bashir, célèbre pour avoir obtenu un entretien historique avec la princesse Diana en 1995, avait été autorisé à suivre la star américaine pendant huit mois. Le chanteur expliquait dans le documentaire que ce sont toujours les enfants qui choisissaient de dormir dans sa chambre et qu’il était heureux de leur rendre service. L’artiste racontait également qu’il avait entretenu une relation étroite avec un adolescent de 12 ans prénommé Gavin qui a régulièrement passé la nuit dans son ranch de "Neverland". Selon lui, Gavin pensait que cette relation l’avait aidé à guérir du cancer dont il souffrait. En 1993, Michael Jackson avait été accusé d’avoir abusé sexuellement d’un garçon de 13 ans, Jordan Chandler, lorsque celui-ci passait la nuit dans son ranch. Les parents avaient abandonné les poursuites après avoir conclu avec la star un accord de plusieurs millions de dollars. Après la diffusion du documentaire, Michael Jackson s’était estimé "trahi" par Bashir.
Agence France Presse 13 - 01 - 2005
Une partie civile jugée irrecevable dans un procès contre Daniel Mermet
La constitution de partie civile de l’association "Avocats sans frontières", qui poursuivait accusait de propos antisémites le journaliste Daniel Mermet, animateur de l’émission de France Inter "Là-bas si j’y suis", a été jugée irrecevable mercredi par la cour d’appel de Paris qui a ainsi mis fin au litige. Daniel Mermet était initialement poursuivi par l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) et Avocats sans frontières pour des propos tenus dans ses émissions diffusées du 18 au 22 juin 2001 et intitulées "Israël, la guerre maintenant". Le 12 juillet 2002, le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé le journaliste pour ces émissions au cours desquelles avaient été diffusés six messages d’auditeurs que les associations jugeaient violemment anti-israéliens. Les trois associations avaient appel mais deux d’entre elles (LICRA et s’étaient finalement désistées. La cour a considéré que la dernière, Avocats sans frontières, n’était pas recevable.
Agence France Presse 12 - 01 - 2005 |