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Un journaliste camerounais, Jules Koum Koum, directeur de publication du bimensuel Le Jeune observateur, a été récemment condamné à six mois de prison fermes et incarcéré, ont indiqué six de ses confrères dans un communiqué reçu mardi par l’AFP à Yaoundé. "Le 10 janvier dernier, notre confrère (...) a été condamné à six mois de prison ferme et placé immédiatement sous mandat de dépôt à la prison centrale de New Bell à Douala", la capitale économique du Cameroun, pour diffamation, écrivent les directeurs de six publications, réunis au sein d’un "Comité pour la libération du journaliste Jules Koum Koum". "Le +crime+ de notre confrère est d’avoir dénoncé, dans un article publié en avril 2004 dans son organe, les magouilles, jongleries et tripatouillages de compagnies d’assurance", poursuit le communiqué. Les six directeurs de publication, parmi lesquels ceux de l’hebdomadaire Aurore Plus, Michel Michaut Moussala, et du bi-hebdomadaire Le Front, Peter William Mandio, qualifient d’"aberration" le fait de "condamner les journalistes à une peine privative de liberté", estimentant que cela "ternit l’image du pays". Les journalistes camerounais demandent depuis plusieurs années sans succès la dépénalisation des délits de presse.
Agence France Presse 18 - 01 - 2005 |